00:07
Europe 1 La Libre Antenne
00:14
Valérie Darmont. Bonjour et bienvenue dans la libre antenne de ce week-end. Rendez-vous avec les moments les plus forts de cette semaine, si vous le souhaitez. Et puis, vous pouvez toujours composer le 01 80 20 39 21. C'est le numéro de notre standard. Il est non surtaxé, vous le savez. Et nous envoyez tout de même jusqu'à une heure du matin vos SMS au 7 39 21 75 centimes plus coup du SMS. Profitez bien de votre émission, chers amis.
00:43
Bonsoir Denise.
00:50
Bonsoir. Merci d'être avec nous. Bonsoir Valérie, je suis contente de pouvoir parler un petit peu avec vous. Avec plaisir.
00:56
Alors, de quoi voulez-vous nous parler, Denise ? Oh là là, c'est un peu compliqué parce que je me rends compte qu'on peut dire des tas de choses. Là, par exemple, le jardin olfactif de cette dame, la Maggie, ça m'intéresse. Mais moi, j'ai des problèmes de voisinage avec des...
01:22
Mes voisins savent que je déteste la fumée et j'ai l'impression que je suis poursuivie par leur détecteur de présence.
01:33
Par les odeurs de cigarettes ?
01:36
Pas que, maintenant c'est de la drogue aussi. Et vous avez une maison mitoyenne ? On peut dire ça, oui. Ils s'arrangent pour que ce soit mitoyen.
01:49
Et moi, maintenant que j'ai été cambriolée il y a 4 ans, je ne sors plus. Ah oui, vous avez quel âge Denise ?
01:57
Je suis encore plus âgée que les dames précédentes, j'ai 79 ans, bientôt 80 d'ailleurs. Ah oui, vous avez 5 ans de plus parce que Madi et Annie ont le même âge, 75 ans. Voilà, exactement. Et vous presque 80. Vous vivez dans quelle région Denise ?
02:10
Région parisienne, on va dire. Région parisienne, d'accord. Vous avez quand même tenté de discuter avec vos voisins ? Vous avez tenté quelque chose ?
02:18
C'est pas la peine, parce que de toute façon, on ne peut pas discuter avec eux, malheureusement. C'est un peu compliqué.
02:25
Je ne peux pas raconter tout. Ce serait tellement long.
02:29
Je ne veux pas faire pleurer Margot dans la chaumière.
02:33
Vous supportez les odeurs ? J'essaie de résister. J'ai des jus d'essentiel. Vous couvrez les odeurs par des odeurs.
02:46
Que faire d'autre ?
02:48
Si on respire des saletés, pour ne pas dire autre chose, le mieux c'est d'essayer de respire les bonnes choses.
02:55
Oui, bien sûr, bien sûr. Et si vous aérez de votre côté de la maison, ça ne sert à rien ?
03:00
Ah bah oui, mais bon, comme ils sont devant et derrière, parce qu'il y a deux sortes de voisins, donc... Ah oui, vous êtes cernée vous aussi, c'est comme Maddy. Oui, exactement, en prise en étau.
03:13
Oh là là là là ! Bon, en tout cas, ça n'a pas l'air d'entraver votre bonne humeur, Denise ?
03:18
Vous êtes gentille, mais je crois que j'en ai pris une bonne dose tout à l'heure en écoutant ces dames et en vous écoutant aussi, surtout. Je sais pas, il m'arrive de... Bon, parce que je joue du piano aussi. Parfois, en jouant du piano, je parle avec vous. Oh, c'est gentil !
03:32
Mais j'adore comment vous faites ça !
03:35
Je ne sais pas. Je joue parce que je joue des choses par cœur.
03:43
Et tout d'un coup, je suis en train de parler avec vous. Écoutez, j'aime beaucoup. C'est mon deuxième cadeau de la soirée. Je suis en train de penser à quelque chose. Pendant qu'ils sont en train de se détendre avec ce qu'ils sont en train de fumer à l'extérieur, pensant qu'ils se détendent vraiment, alors qu'ils sont en train de se polluer les neurones, vous pourriez jouer du piano. Comme ça, eux, ils vous dérangent avec les odeurs. Et vous, vous pouvez peut-être les déranger avec le bruit.
04:05
ce n'est pas un bon conseil ce que je vous dis ce n'est pas un bon conseil ce que je donne ce soir c'est très judicieux le problème c'est que ce sont des gens qui font beaucoup de bruit ils tapent beaucoup Ils ont des travaux, beaucoup. Ah d'accord.
04:22
Je suis légèrement misophone aussi. Ah oui, parce que je pensais à ça dans le sens peut-être de les décourager. Et après, on va négocier. On va dire, écoutez, dans ces cas-là, peut-être que vous pouvez fumer que devant. Et moi, je jouerai qu'à des heures creuses, par exemple.
04:38
Non, mais de toute façon...
04:40
Non, je crois qu'il n'y a rien à faire, parce qu'en fait, ça a été il y a très longtemps, ils sont arrivés en 2009, et quelques mois après, j'ai entendu l'un des messieurs qui disait à un autre monsieur, il y a des possibilités, alors l'autre lui dit, elle est là, il dit oui, elle est là, et mon téléphone m'a sonné, alors évidemment, je n'ai pas répondu.
05:02
Oui, mais qu'est-ce qu'ils veulent ? Ils veulent racheter votre maison ? Ils veulent quoi ? Que vous partiez ?
05:08
Ah ben ça, je ne l'aurais pas demandé parce que de toute façon, pour moi, c'était assez clair. Comme j'étais en pleine période de divorce, qui a duré 9 ans, rendez-vous. Ah oui, ah oui, effectivement. Alors, je pense qu'en fait, comme mon ex-mari n'a pas pu avoir la maison, je pense qu'il se venge, il s'est vengé d'une façon très très... Voilà. Ah, carrément. C'est très subtil. Ah oui. Oui, allez-y, allez-y. Oui, je vous en prie.
05:33
Non, je vous écoute, Delise. Oui, excusez-moi. Je disais donc que je n'ai plus aucun contact avec tout mon parcours professionnel. Je n'ai plus de nouvelles, personne.
05:44
Ah oui, vous faisiez quoi ? C'était quoi votre métier ?
05:48
Je suis dans la musique, donc j'étais professeure et j'ai fait des concerts. J'avais monté une association pour pouvoir jouer justement avec mon mari parce que c'était un instrument qui n'était pas tellement bon. Je ne tiens pas trop à en parler parce que malheureusement, je suis quand même... J'ai la prétention de croire que je suis encore peut-être légèrement connue, donc je n'ai pas trop envie d'en parler. D'accord.
06:12
D'accord. On a Laurence au 7 39 21 75 centimes plus qu'au du SMS qui vous pose cette question. Est-ce que vous pouvez envisager de déménager pour un environnement plus serein et plus sécure ?
06:26
C'est-à-dire que c'est un peu compliqué parce que comme j'ai eu beaucoup de soucis depuis mon enfance, j'ai eu tendance à accumuler, vous voyez ? Je suis un peu diogène. Ah, diogène. Ah oui, un petit peu.
06:37
Voilà. D'accord.
06:38
Et je me rends compte, depuis plusieurs mois, j'ai vraiment pris conscience de tout ce que j'avais accumulé. Et bon, vous pensez bien à mon âge en plus. Donc voilà, j'ai eu beaucoup de partitions. C'est surtout les partitions.
06:53
Ça c'est normal, c'était votre métier, c'est votre passion.
06:56
Oui, voilà, c'est ma passion tout à fait.
06:59
Oui, ça c'est normal, ça c'est pas Diogène.
07:02
Non, mais c'est quand même une passion accumulatrice.
07:06
Mais est-ce qu'il y a essentiellement des partitions ou il y a aussi, je ne sais pas, des boîtes vides, des magazines ?
07:13
Ah, elles ne sont jamais vides, il y a plein de trucs.
07:16
Ah c'est ça, vous stockez, vous stockez, vous stockez en fait.
07:18
Parce qu'en plus, je voudrais arriver à faire des petits tableaux. J'en ai fait un ou deux. Des petits tableaux avec des... Je récupère les emballages et tout ce qui est joli comme couleur, je découpe. Et j'ai déjà fait un ou deux petits tableaux. C'est rien du tout. C'est nul. Vous faites de la récup.
07:39
Vous faites de la récup et vous transformez.
07:42
Voilà.
07:43
Rien ne se perd, tout se transforme.
07:45
Il faudrait que ça se transforme bien, oui.
07:49
Mais est-ce que vous avez envie quand même de dégager un peu la maison ou pas ?
07:54
Ah ben la dégager, écoutez, depuis que j'ai pris conscience de ça, j'ai l'impression que plus j'essaye de dégager, plus ça fait que je ne sais pas comment ça fait. C'est ma dédiction.
08:04
Est-ce que vous pourriez demander de l'aide à quelqu'un pour venir vous aider ?
08:08
Non, ça je ne peux pas. Je ne peux pas parce que j'ai tellement... Je ne sais pas si c'est de la honte ou je ne sais pas quoi, mais je ne peux pas montrer ça. C'est insupportable. Je ne peux pas infliger ça à quelqu'un.
08:20
Ah oui, bon. Après, peut-être que ça dépend ce qui est votre priorité. Si votre priorité, c'est de gagner en énergie, en déblayant, parce qu'évidemment, l'énergie va circuler, vous passerez au-delà de la honte. Ce n'est pas grave. Ce n'est pas grave, Denise, puisque la personne saura pourquoi vous l'appelez.
08:41
Oui, oui, mais il y a d'autres soucis. Par exemple, on n'a plus de courantes.
08:50
parce que je vis avec mon fils. On n'a plus de courante, il n'y a plus de gaz parce qu'il allait mieux, parce que de toute façon, j'ai repéré plusieurs fois que ça sentait le gaz alors que ça fait des années qu'on l'a arrêté.
09:02
Ah oui, ça c'est dangereux quand même. Là, il faudrait peut-être quand même appeler les représentants.
09:07
Mais tout a été fermé, normalement tout a été fermé, c'est pour ça que je trouve ça un peu bizarre.
09:11
C'est peut-être les voisins là, non ? C'est peut-être les voisins ?
09:15
Oui, enfin, il y a beaucoup. En plus, je crois que, étant donné que je n'ai pas voulu du, comment dirais-je, du concert à l'unique, je ne sais plus comment on dit, je crois que ça a dérangé beaucoup de gens dans la rue et que quelqu'un a dû faire pression pour que ça se régularise et puis que moi, je ne veux pas. Je pense que c'est aussi pour ça que j'ai été cambriolée. On n'a rien voulu, mais j'ai trouvé des choses par terre, la porte ouverte et des choses par terre.
09:41
Et votre fils, il a quel âge, Denise ?
09:44
C'est un grand. J'imagine que vous avez 80 ans.
09:48
Voilà. Je l'ai eu à presque 41 ans.
09:56
D'accord. C'est un grand, mais pas si grand non plus.
09:59
Il est adorable. Il se sacrifie un peu pour moi.
10:04
Il s'occupe de vous, c'est ça ?
10:07
Oui, mais pas peu. Heureusement, il a un métier quand même.
10:11
Il fait quoi dans la vie ?
10:13
Ah là là, si j'en dis trop, ça va...
10:17
Alors ne le dites pas. Ne le dites pas. Si ça doit créer un inconfort chez vous, vous ne le dites pas. On est sur une radio libre. Europe 1 est une radio libre. Donc ne le dites pas.
10:26
Oui, c'est ce que j'apprécie beaucoup. Je trouvais ça génial.
10:28
Et oui, et nous aussi d'ailleurs.
10:31
Alors dites-nous Denise la raison de votre appel ce soir.
10:35
Alors là, c'est ce que j'ai un petit peu... Quand j'ai parlé, je voulais savoir si...
10:46
Attendez, attendez, on vous perd un petit peu Denise. Ah oui, j'ai tendance à appuyer un peu trop sur mon téléphone qui a quand même 5 ans, qui est un petit peu fatiguée. Alors ça y est, là on vous a bien retrouvée.
10:56
Voilà, j'ai enlevé la pression sur mon téléphone.
11:01
Voilà, je vous repose la question, c'était quoi l'objet de votre appel de ce soir Denise ?
11:06
Mon appel c'était de savoir si c'est moi qui invente cette histoire olfactive, ou si il y a vraiment, parce que ça m'occasionne des visions, j'ai entendu il n'y a pas très longtemps sur une radio, je ne sais plus laquelle, que la drogue ça pouvait donner des visions de dessins répétitifs, de choses comme ça, je ne sais plus comment on disait. De défunts, vous m'avez dit de défunts ? C'est ça ? Oui, des dessins. Là, ce que je vois, il m'arrête de voir. Par exemple, des tissus écossais partout dans ma chambre.
11:39
Ou bien alors des choses qui se répètent, des dessins répétitifs, un peu comme des images psychédéliques.
11:49
Ou alors, qu'est-ce qu'il y avait encore ? Enfin bon, je crois que vous voyez... Oui, oui, je vois bien. Alors, ça dépend. Il faut fumer quand même. Il faut fumer pas mal quand même, Denis. C'est pas juste parce que vous allez...
12:03
Je ne suis pas du tout une experte en la matière. Donc là, je ne peux pas trop répondre. Mais si c'est juste des inhalations de fumée de chez vos voisins, je ne pense pas que ça puisse vous donner... Enfin, je vais le dire autrement. Je ne pense pas que ça puisse vous rendre stone.
12:23
Ça puisse me rendre... Je ne pense pas que ça puisse vous mettre dans un état second ou en état de conscience un peu modifié puisque vous inhalez juste les résidus de fumée de votre voisinage.
12:34
Je ne crois pas. Moi, j'ai localisé... Des fois, c'est 20 fois par jour. C'est là où je passe. Et puis, alors, quand je suis au piano, c'est presque constant maintenant, tous les soirs.
12:50
Oui. Alors, ça me paraît... Vous savez quoi ? Le mieux, c'est de demander à votre médecin traitant.
12:56
Oui, mais je n'ai plus de médecin traitant. Vous n'avez plus de médecin traitant ? Parce que je ne sors plus.
13:04
Par Doctolib, Denise, vous pouvez par Doctolib trouver un médecin traitant, ou votre fils, puisque votre fils, si je compte bien, il a 40 ans à peu près. Il peut sans doute trouver un médecin traitant sur Doctolib, voire vous emmener chez un généraliste.
13:25
Ah non, mais je n'irai pas, parce que la maison n'est pas sécurisée, donc si tu iras, je sors pour qu'il recommence.
13:31
Parce que ça a été plusieurs fois, les ouvertures de porte, maintenant je mets une grosse planche devant, donc on ne peut pas rentrer sans que ça fasse du bruit.
13:41
Donc alors, si je vous suis Denise, vous ne sortez plus jamais de la maison parce que vous avez peur qu'ils viennent...
13:49
Oui, c'est pas que j'ai peur, c'est que ça s'est fait quand même au moins trois fois. Même bien avant, il y avait une fois le fils du voisin qui était sur le mur de mon petit jardin, qui était un petit jardin ridicule, et en fait, il avait dû lancer un ballon pour aller le récupérer. Son père, qui était de l'autre côté du mur, ne lui a dit « touche à rien ».
14:11
Oui, c'est logique, il ne touche à rien.
14:15
Si ça vous empêche de sortir de chez vous, le fait que vous ne soyez pas en sécurité, peut-être que le mieux, parce que vous n'allez pas devenir agoraphobe, vous avez plutôt déjà un syndrome diogénique, comme vous nous le dites, le mieux, c'est peut-être de mettre une alarme ? Oui, je sais, seulement... Alors, comment vous dire ça ? L'alarme...
14:41
D'abord, je n'ai pas beaucoup de sous. Je suis en dessous du feu, je peux voter comme retraite.
14:48
Oui, d'accord. Mais votre fils, il travaille, vous m'avez dit.
14:51
Oui, il travaille. C'est grâce à lui que je pense que je peux vraiment manger. Tout à fait, maintenant, je suis redevenue végane parce que comme ça, c'est pauvre bête, déjà, je ne suis pas responsable.
15:03
Non, je vous dis ça pour l'alarme parce qu'en fait, ça va vous permettre de ressortir de la maison en tranquillité.
15:11
Oui, vous avez raison. Alors, que je vous explique autre chose, c'est qu'au point de vue électricité, c'est un vrai problème, quoi. Parce qu'on n'a plus que les emplois de basse consommation. Je sens que je serre plus un margot, là. Et donc ? Et donc, une fois, il y a très longtemps, puisqu'il avait 17 ans, mon fils, j'ai dit surtout n'allume pas le four. Et évidemment, il allume et il n'est plus en sauté, voilà.
15:36
D'accord, c'est-à-dire que soit vous avez la lumière, soit vous pouvez cuisiner. On ne peut pas faire les deux.
15:41
Maintenant, je cuisine autrement. Vous connaissez les bougies de chauffe-plein ?
15:45
C'est génial. Pour cuisiner, je ne sais pas. Pour chauffer, en tout cas, oui. Pour garder au chaud. Quand il fait bon, c'est en 6 et on a 11-12. C'est bien ? Ah oui, j'ai vraiment dans la précarité.
16:03
Oui, écoutez, je recommence un bouquin qui va éteindre, c'est bien.
16:10
Sur le lâcher prise, c'était la thématique avec l'auditrice qui était juste avant vous, avec Maddy. Moi, pour en tout cas, la question qui vous préoccupe, c'est... Je ne vous entends plus là !
16:24
Je suis en studio, je suis posée, je n'ai pas bougé du tout.
16:31
Donc, ce que je vous disais, en tout cas, pour la question que vous posez précisément ce soir sur l'antenne d'Europe 1, si vous inhalez les fumées de vos voisins, ça peut vous mettre en état de conscience un peu modifié au point que vous ayez des hallucinations. Moi, j'irais consulter soit en présentiel, soit par Doctolib, un médecin pour lui poser la question.
16:52
D'accord.
16:55
Voilà, je crois que c'est important. Déjà, vous serez sécurisé de ce point de vue-là. Et puis ensuite, je pense qu'il faut essayer de faire quelque chose pour la maison, Denise. Soit prendre quelqu'un qui va venir trier, jeter, vous aider. Peut-être à la mairie, vous pouvez appeler la mairie. Il doit y avoir des associations.
17:10
Oui, la mairie, l'assistante sociale que j'avais consultée, c'était encore quelque chose d'utilisé bien. Enfin bon, un peu comme ce qu'elle m'a dit. C'est celle-là aussi qui m'a peut-être... Je me suis dit, tiens, je ne suis pas toute seule avant des problèmes. Moi, je ne suis pas malvoyante, j'ai cette chance. Mais par contre, j'ai d'autres soucis. Voilà.
17:31
Bon, vous savez, c'est comme la vie. Voilà, la vie a son lot de soucis. En tout cas, tenez-nous au courant de la réponse du médecin, même par un petit SMS au 73921, Denis, s'il vous plaît.
17:45
Je vais me permettre juste de vous demander la phrase que vous avez dite tout à l'heure, que je n'ai pas pu noter, ça a été trop vite, que les choses qu'on n'a pas réglées avant de se marier, on les retrouve dans le mariage.
17:56
J'ai dit alors, ce qu'on n'a pas réglé quand on est célibataire, on va l'épouser, et donc on va le traiter avec son conjoint ou sa conjointe, et ce qu'on n'a pas traité avec son conjoint ou sa conjointe, on va l'enfanter. Donc ça veut dire que ça va se représenter avec nos enfants. D'accord. C'est-à-dire que de toute façon, on a rendez-vous avec, qu'on le veuille ou non, ce qu'on doit travailler dans cette vie-là, pour évoluer évidemment, pour grandir, on va être amené à le travailler d'une manière ou d'une autre.
18:26
Voilà.
18:27
C'est ça que ça veut dire, en fait, Denise. Parce qu'on est là pour bosser. Sur nous, ce que veut dire. D'où le livre des Tibétains.
18:37
Voilà.
18:38
Prenez bien soin de vous, Denise. Prenez bien soin de vous. Merci infiniment, Valérie.
18:42
Merci et bravo pour vos émissions.
18:45
Merci beaucoup.
18:45
Au revoir. Merci à vous.
18:48
Au revoir.
19:27
Sing it !
22:16
Europe 1, la libre antenne. Valérie Darmont. Bonsoir Farida.
22:22
Bonsoir Valérie. Merci d'être avec nous, avec une voix comme ça aussi dynamique qu'Annaëlle en ce début d'émission. Merci Mathieu. Je suis très contente de vous avoir. Avec grand plaisir.
22:36
La dernière fois qu'on s'était eue, c'était au mois d'octobre 2025. Oui. C'était suite, je vous avais parlé d'une agression...
22:45
que j'ai subi en août 2020.
22:49
Une agression qui concerne... Je ne me souviens pas bien comme ça tout de suite. Ça va peut-être me revenir. Je veux bien que vous recontextualisiez votre histoire, s'il vous plaît, Farida.
22:59
Bien sûr. En fait, je me suis fait agresser en août 2020. C'était le 4 août 2020 pour un sous-entendu de place de parking par un ex-voisin pompier.
23:11
Ah, mais oui, je me souviens de vous et qui vous avait abîmé le visage, il me semble, dans votre souvenir.
23:18
Oui, je ne vois plus rien du côté droit.
23:21
D'accord.
23:22
C'est une cécité complète. D'accord. J'ai été opérée d'une fracture orbitaire. Oui. J'ai fait écouter le passage que j'ai eu avec vous au mois d'octobre. Oui.
23:39
Et le 1er mai 2025, dans la même émission, mais c'était avec Olivier Delacroix. Oui. Et écoutez, ça a touché une avocate de Aix-en-Provence, qui a repris mon affaire.
23:51
Ah bah écoutez, nous on est évidemment ravis, parce que vous savez combien on tient à cette émission, parce qu'on peut faire bouger les lignes, et parce que surtout on peut créer des chaînes de solidarité.
24:02
Bah écoutez, ça l'a touché, et moi j'habite à côté de l'île.
24:07
Et c'est la seule avocate qui a accepté de reprendre mon affaire sans intérêt, sans profit, quoi que ce soit.
24:13
Waouh ! On la remercie ce soir sur l'antenne d'Europe 1.
24:18
C'est moi qui vous dis merci parce que je n'y croyais plus. Je n'y croyais plus. Vous voyez, quand vous bataillez pot de fer, parce que je vous informe que le père de mon avanceur est colonel retraité. Il a le bras très long.
24:28
Ah oui, mais je me souviens de vous. C'est vrai que ça avait joué à votre défaveur. Ça aussi, il était protégé.
24:33
Oui, j'ai même été hospitalisée sous contrainte, soit en 12h en hôpital psychiatrique à la demande du maire de ma commune. C'est pas normal.
24:40
Eh oui, eh oui.
24:42
7h de garde à vue.
24:44
Pour n'avoir rien fait, hein. Oui, c'est ça. Là aussi, la honte doit changer de camp. J'en profite aussi, là, parce que franchement, depuis le début de l'émission, on a assez de ces victimes qui subissent toujours plus. Comme si ça ne suffisait pas. Donc cet avocat,
25:01
Voilà, donc cette avocate a repris mon affaire. Elle a pu avoir des éléments, entre autres, elle a pu avoir le rapport des pompiers qui m'ont ramassé le 4 août parce qu'il a fait appel à ses collègues, bien sûr. Ils ont tous eu des incohérences. Il y en a un qui a dit que j'étais dans telle pièce, dans telle pièce, dans telle pièce. Déjà là, il y a eu une incohérence. Et parmi tous les pompiers, il n'y en a qu'un seul qui a vu que j'avais un hématome. Ce n'est pas normal.
25:30
Mais de toute façon, vous l'avez fait constater, vous, l'hématome, par l'hôpital ou par le médecin ?
25:38
Oui, j'ai donné tous les papiers de l'hôpital. Des attestations, voilà, c'est ça. Bien sûr, j'ai donné tous les papiers de l'hôpital. Vous savez, Valérie, que j'ai même dû porter plainte contre l'ordre des médecins ? Pourquoi ? Parce que, déjà, il a mis 4 ans pour donner les rapports. L'agression s'est passée en 2020. 4 ans ?
25:57
Alors là, on savait que la justice est engorgée et qu'on pouvait déposer plainte et puis ne jamais avoir de nouvelles. Elles étaient classées sans suite. Mais alors, l'ordre des médecins aussi ?
26:07
Oui. Attendez, ce n'est pas fini. Il a mis quatre ans pour donner les rapports. J'ai appelé l'hôpital à Lille. Le premier rapport, il a bien mis que ça corrobore au fait des cris. Donc, c'est normal. Le deuxième rapport, il a mis « Je ne sais pas si je vais retrouver la vue ». Et c'est le troisième qui est bizarre. Dans le troisième, il a mis « Ah ben non, c'est soit un ou plusieurs coups sur un objet contodant, ou une ou plusieurs chutes sur un objet contodant. » C'est pas normal.
26:33
Jusqu'à maintenant, il n'y a rien qui est normal, de toute façon.
26:36
Non, non. Donc là, je suis allée le voir. Je suis allée le voir à l'ordre des médecins. Je dis, monsieur, pourquoi vous avez mis ça ? Il me dit, je n'étais pas là le jour de votre agression. Je dis, monsieur, enfin, vous êtes médecin. Mon voisin, il a 77 ans. C'est un retraité médecin. Quand il a vu mon oeil, il a dit, Farida, c'est une agression, ce n'est pas une chute. Oui, mais votre voisin, il connaît votre agresseur. Donc, à cause de ça, il y a eu un deuxième avis de classement.
27:01
Donc moi ce que j'ai dû faire, j'ai dû faire une plainte en partie civile, comme il y a eu deux avis de classement, et grâce à l'avocat de Aix-aux-Provence qui a tout repris mon affaire, c'est le juge d'instruction qui traite mon dossier. Le juge d'instruction m'a envoyé voir un autre médecin légiste le 26 mai 2026.
27:29
Donc elle a vu tout le dossier médical, mon avocate a tout mis dans l'ordre, les photos, les preuves que j'étais opérée d'une fracture orbitaire, avec un hématome extra-orbitaire, les IRM, les scanners, elle a tout mis dans l'ordre, et le rapport des photographies qui ont été faits chez lui, et tout ça a été donné au juge d'instruction. Et là j'attends, j'attends le retour.
27:53
Donc ça fait combien d'années là maintenant ?
27:55
6 ans.
28:00
C'est pas normal, il n'y a pas eu de jugement, pas d'indemnité, rien du tout.
28:06
Vous en demandez, de toute façon, vous demandez des dommages et intérêts, bien sûr.
28:10
Je pense que c'est normal, même si j'ai des indemnités. Vous savez ce que j'ai dit au médecin légiste ? Je dois porter des lunettes polarisées parce qu'en fait, quand vous me regardez, ça ne se voit pas que je ne vois pas. Mon oeil, il est normal. Mais j'ai l'impression d'avoir un trou d'air et un bouchon. En fait, le nerf optique a été amoché.
28:28
Qu'est-ce qu'elle vous dit, l'avocate ? Elle est optimiste ?
28:31
Oui, elle est optimiste, oui.
28:32
Et elle pense que ce sera jugé quand, cette affaire ? Ce sera derrière vous, à quel moment ?
28:38
Je suis passée au tribunal, j'ai vu la juge d'instruction le 5 mars 2026, elle m'a dit qu'il faut compter entre 6 et 8 mois.
28:44
Donc vous arrivez quand même au bout du chemin, au bout du parcours du combattant ?
28:48
Oui, je n'ai rien lâché.
28:49
Ah ben non, il ne faut rien lâcher, non. Et vous avez déménagé ?
28:54
Non, lui, il est parti.
28:56
Ah, d'accord.
28:57
Il est parti, il est parti. Vous ne l'avez plus sous les yeux. Il est parti du septembre. Ah non, je ne le croise plus dans les boîtes aux lettres, ni au local poubelle.
29:04
Comment il se comportait quand il vous croisait, Farida ?
29:07
Il faisait comme... Il baissait la tête. On aurait dit un petit caliméro. Il fait 1m85 et moi, je fais 1m50.
29:13
Ah oui. Il s'excusait quand même ou pas ?
29:16
Ah, pas du tout. Comme si de rien n'était. Pas du tout. Pas du tout. Pas du tout.
29:22
Mais c'est vrai que ce n'est pas normal. Ce n'est pas parce qu'il est bénévole pompier. Avec un père colonel, la justice, elle doit être faite pour tout le monde.
29:30
Oui, vous avez tout à fait raison. Évidemment, on ne le répétera jamais assez.
29:34
Oui. Donc le médecin légiste, elle m'a posé des questions. Ça a duré 50 minutes. Elle m'a plus posé des questions par rapport aux préjudices. Elle m'a demandé combien de coups de poing il m'a donné. J'ai dit un coup de poing. Je lui ai dit que le coup était tellement fort que j'ai vu un flash. Et mon corps a lâché. Je me suis fait pipi dessus. J'ai perdu connaissance. Ah oui, ça aurait pu être encore pire. Oui.
29:58
Vous êtes en arrêt de travail ? J'ai été licenciée de chez EDF. Licenciée, mais au même moment ?
30:05
J'ai été licenciée le 21 novembre 2024. D'accord. Après 16 ans d'ancienneté, je les ai mis au prud'homme. Et vous avez gagné ? Écoutez, ça aussi, c'est bizarre parce que mon avocate, elle m'a fait une requête. Franchement, elle a tout expliqué qu'en 15 ans, à presque 16 ans d'ancienneté, je n'avais jamais de souci avant l'arrivée d'un N plus 2. N plus 2, ça veut dire que vous avez les responsables d'équipe. Et au-dessus, on appelle ça un N plus 2.
30:35
Il y a eu une conciliation qui s'est passée le 27 janvier. Donc, EDF n'a pas cherché à comprendre. Ils avaient jusqu'au 27 avril pour envoyer des conclusions. Ils n'ont rien envoyé du tout. Mon avocate, elle devait envoyer ses conclusions à eux le 27 juin. C'est dans une semaine de mon anniversaire.
30:55
Avec une semaine d'avance, je vous le souhaite en tout cas, Farida.
30:58
Très bon anniversaire à vous. Merci d'avoir 55 ans.
31:04
En fait, EDF, ils font esprit de faire traîner. Ils n'ont pas envoyé de pièces. Ils n'ont pas de pièces parce que je n'ai rien fait de mal. Donc, mon avocate, elle a demandé des indemnités. Elle a demandé aussi des indemnités. Je ne savais même pas que ça existait, Valérie. On appelle ça des indemnités de sécurité parce qu'EDF a mis 4 ans pour me faire un aménagement de poste.
31:29
Je ne crois que d'un œil. On ne peut pas travailler avec un écran. Donc ça aussi, elle a demandé des indemnités par rapport à ça. Elle a demandé des indemnités, le fait qu'ils m'ont licenciée sans préavis.
31:42
Pas mal de choses, quoi.
31:44
Donc j'ai deux affaires. J'ai l'agression et j'ai le licenciement.
31:49
Donc là, deux procédures en cours, là. Oui. Comment vous le gérez mentalement ? C'est une charge mentale un peu lourde, non, Farida ?
31:57
Le médecin légiste, elle m'a posé des questions. Je lui ai dit que j'étais licenciée dû à mes arrêts. Elle m'a posé des questions comment je vais aujourd'hui. Je lui ai dit que j'avais un suivi au CMQ deux fois par mois. Je lui ai dit que psychologiquement, je me suis un petit peu isolée alors que ce n'est pas très bon. Par contre, je dois faire attention parce que depuis mon licenciement, j'ai pris beaucoup de poids.
32:19
Oui, mais vous êtes suivie psychologiquement ou pas ? Oui.
32:26
Oui, ça vous aide ?
32:28
Ça m'aide, franchement ça m'aide. Et puis j'ai un traitement aussi.
32:32
Antidépresseur, anxiolytique ?
32:34
Oui, c'est ça, il est pour dormir. Alors que j'avais tout arrêté.
32:40
Ah oui, donc vous avez tout repris là ?
32:42
Oui, mon médecin il m'a tout remis.
32:45
Vous êtes toute seule dans la vie Farida ou vous avez quelqu'un pour vous accompagner ?
32:48
Je suis toute seule. La seule personne que je vois c'est mon ex-collègue, c'est le seul qui m'a fait une attestation dans le cadre de mon licenciement. Et c'est lui qui m'a accompagnée voir le médecin légiste.
33:00
D'accord. Vous avez des enfants ? Non, j'ai deux chats.
33:09
C'est bien aussi deux chats. Pardon. Il m'a porté énormément les chats.
33:11
Bien sûr, mais je parle sérieusement. Quand je souris comme ça en disant c'est bien aussi les chats, je sais combien c'est guérisseur d'avoir des animaux de compagnie qui nous aiment et qui nous cajolent.
33:24
Il m'a porté énormément. Mais j'y crois, Valérie, par rapport à l'agression, parce que le médecin légiste, elle m'a posé plein de questions. Je lui ai dit que j'étais au chômage, que j'étais inscrite à Cap Emploi. Cap Emploi, c'est pour les personnes handicapées. Après, elle m'a demandé si j'allais chercher du travail. Je lui ai dit oui, plus tard, mais c'est compliqué quand on est handicapé et quand on a 55 ans.
33:46
Bien sûr.
33:48
C'est plus compliqué que quand on a 30 ans.
33:51
Moi je pense que vous allez réussir à tourner la page une fois que cette affaire sera jugée.
33:57
L'agression.
33:58
Voilà. Oui. Une fois que vous serez reconnue dans votre état de victime, et sans doute peut-être aussi dédommagée, en tout cas je vous le souhaite, vous pourrez fermer ce chapitre et tourner la page, avec évidemment la séquelle que vous aurez tous les jours, puisque de fait vous avez perdu votre œil ?
34:15
Mais ça pourrait passer à autre chose. Ce qui est dur, c'est que par exemple, là, il fait chaud. Si je ne mets pas mes lunettes polarisées, j'ai une gêne au niveau de l'œil. Et l'hiver, c'est les phares de voiture. C'est vraiment handicapant. Je ne vois pas les gens qui arrivent de droite.
34:39
Mais vous avez envie de retravailler, Farida, ou pas, vous ?
34:42
Je ne vais pas vous mentir, non.
34:45
D'accord. Comment vous occupez vos journées alors ?
34:49
Je ne veux rien, je regarde la télé.
34:51
Ah oui, vous êtes en train de vous abandonner complètement, là ?
34:54
Oui, c'est pour ça que je me suis inscrite au centre social. Et à partir de la rentrée, je vais faire des activités parce que ce n'est pas bon de rester enfermée.
35:01
Non, ce n'est pas bon. Il ne faut pas que vous restiez comme ça. Ou peut-être faire du bénévolat, ou participer au monde associatif, ou faire quelques ateliers créatifs. Ce serait bien.
35:16
Oui, c'est ce que je veux faire.
35:18
Oui, parce que ça, s'il n'y a pas de performance, s'il n'y a pas d'obligation de résultat, vous serez plus libre d'aller à votre rythme aussi, vous voyez, et de reprendre tout doucement contact avec du social, une vie sociale et du lien.
35:35
Oui, mais moi je pense que c'est, je ne sais pas si on peut appeler ça des séquelles, mais peut-être que c'est le fait dû à ce licenciement. Vous savez, quand vous avez travaillé, j'ai travaillé presque 16 ans chez EDF.
35:49
j'avais commencé à 37 ans en intérim j'avais été embauchée en 2008 sans diplôme, sans bagage, autodidacte et vous vous retrouvez du jour au lendemain licencié je me suis pris comme une grosse claque
36:04
Oui, alors après on ne peut pas rester tout le temps à regarder le rétroviseur. Le rétroviseur il est tout petit et le pare-brise il est très grand. Donc il vaut mieux regarder devant. Et puis comme vous êtes suivi sur le plan thérapeutique, faire un petit travail sur l'injustice peut-être. En plus là c'est double injustice avec ce qui vous est arrivé évidemment. Vous avez eu sans doute l'impression d'être seul au monde.
36:30
Mais il faut aller de l'avant. C'est ce que disait tout à l'heure Annaëlle, c'est ce que disait Constance.
36:39
Oui, bien sûr, je veux avancer. Mais après, je peux avoir des moments de faiblesse. Je me dis des fois, je suis fatiguée de me battre pour ceci, je suis fatiguée de me battre pour cela. J'ai toujours été une guerrière. Mais quand vous êtes toute seule... Oui, je comprends, tout à fait. Je n'ai pas de famille, moi.
36:58
Vous avez des amis, quand même ?
37:00
Un seul.
37:01
mais vous pouvez vous en faire aussi Farida vous pouvez vous en faire des amis si vous allez justement au contact d'autrui dans les ateliers des choses comme ça vous pouvez tout à fait vous croiser on ne sait jamais des tonnes d'amis mais une ou deux personnes sur qui on peut compter on sent que vous êtes ouverte sur l'extérieur
37:25
Oui, en plus je suis quelqu'un qui est très sociable. Oui. Et en vue de mon ancien métier, je suis... Comment expliquer ça ? J'étais conseillère clientèle à...
37:37
Je ne sais pas comment expliquer, pardon. Comment on dit ? En fait, quand je travaillais chez ODS, par exemple, quand je tombais sur des personnes âgées, je me mettais à leur place, je suis quelqu'un qui a de l'empathie, je suis quelqu'un qui a l'écoute, je me mets à la place du client...
37:56
Oui, mais on le sent. C'est pour ça que je vous dis que la vie n'est pas terminée.
38:00
Merci Valérie.
38:01
Oui, la vie n'est pas terminée. Il faut juste y croire un tout petit peu. Vos dossiers vont finir par toucher à leur fin. La justice va rendre son jugement. Votre avocate... Regardez quand même les belles choses qui se sont passées. Vous appelez un soir à l'antenne d'Europe 1 et une avocate vous entend et elle vous tend la main.
38:21
Ça m'a touchée. En plus, quand elle m'a dit Aix-en-Provence, moi je suis à côté de Lille, je me suis dit aïe, aïe, aïe. Parce qu'en fait, le médecin de Gilles, elle m'a posé la question, elle m'a dit pourquoi vous avez fait appel à un avocat du sud de la France ? Vous habitez à Marc-en-Barol. J'ai dit parce que les avocats de Lille, ils m'ont pris de l'argent, ils n'ont rien fait. Alors que cette avocate, elle ne m'a rien pris du tout.
38:43
Et elle a fait. Ce qui prouve qu'il y a des gens bien. On en parlait aussi.
38:47
Elle a tout épluché mon dossier. Et quand j'ai vu le médecin légiste, malheureusement, elle ne pouvait pas venir avec moi. Elle m'a envoyé mon dossier médical et elle a tout mis dans l'ordre.
39:00
De l'agression, j'ai été opérée d'une fracture orbitaire, les lunettes, la reconnaissance...
39:07
Je vous dis tout ça pour vous montrer que les miracles existent et qu'ils se présentent sous plein de formes différentes. Là, c'était un appel sur l'antenne d'Europe 1.
39:15
Franchement, j'ai vraiment eu de la chance. Merci beaucoup, Europe. C'est pour ça que j'insistais pour vous joindre, parce que j'ai dit, c'est grâce à vous, parce que franchement, j'étais à deux doigts de lâcher l'affaire.
39:28
Oui. C'est pour ça, maintenant, il ne faut pas lâcher l'affaire pour construire le reste de votre vie.
39:32
Oui. Oui, mais si je n'avais pas eu cet avocat d'Aix-en-Provence... Oui, mais vous l'avez eu.
39:38
Donc, vous voyez, c'est que la vie, parfois, elle se manifeste sans crier gare.
39:45
Et ça peut encore se reproduire dans les relations, dans le lien, dans l'amitié, dans une proposition peut-être d'une activité. Voilà la vie en fait, il faut laisser circuler la vie.
40:00
Oui c'est ça, oui.
40:00
Ne pas en avoir peur.
40:02
D'accord.
40:04
Et si on reste enfermé à regarder la télé toute la journée... C'est pas bon. Non, c'est pas bon. C'est pas bon, Farida. Il faut vous forcer.
40:12
Oui, il faut choisir la marche.
40:14
Alors, peut-être... Alors, le il faut, moi, j'aime pas trop, mais en tout cas, vous disciplinez un tout petit peu sur peut-être une fois par semaine. Voilà, vous sortez une fois par semaine. Vous allez à la piscine, par exemple. Vous faites un peu d'activité et c'est agréable. Enfin, vous trouvez votre truc. Chacun a son truc.
40:30
Oui, moi, j'aime bien la marche.
40:35
Très bien, je parlais de ça à un auditeur qui était très réticent et j'espère qu'il l'a fait parce qu'il s'est engagé sur l'antenne d'Europe 1. S'il nous écoute ce soir, il va se reconnaître et d'ailleurs il doit nous rappeler dans quelques semaines, il y a plein de clubs de randonnée. Ça c'est un très très bon vecteur pour faire des rencontres.
40:51
D'accord.
40:53
Le club de randonnée Marche Nordique par exemple, vous êtes dans quelle ville, redites-moi Farida ?
40:59
J'habite à Marc-en-Barol, c'est à côté de l'île.
41:00
Ah bah oui, vous me l'avez dit tout à l'heure. En plus, je connais parce que j'ai fait mes études Villeneuve-Dasque. Ah bon ? Ah oui, Villeneuve-Dasque. Oui, à côté, à la fac de droit.
41:09
Au champ V2.
41:10
Voilà, c'est juste à côté, c'est pas loin. Donc voilà, vous faites un petit peu de marche nordique une fois par semaine.
41:18
Vous allez rencontrer du monde, forcément. Et vous allez voir. Faites confiance à la ville.
41:24
D'accord.
41:25
Alors, on a Marie qui nous dit au 73921, je souhaite à Farida de regarder devant, de penser à autre chose que ses deux épreuves. Est-ce que Farida peut et a envie de faire un bilan de compétences ? Marie nous pose la question.
41:39
Comment je dois faire pour faire un bilan de compétences ?
41:43
vous pouvez demander...
41:45
Je sais que j'ai un compte CPF.
41:49
Oui, je pense que ça peut rentrer dans le CPF, tout à fait. Vous voyez la réponse ? Avec le CPF, est-ce que vous avez cotisé pendant un bon moment ? Vous pouvez faire une petite formation d'un truc qui vous intéresse vraiment.
42:02
Oui, c'est ce qu'elle m'a demandé le médecin légiste. Je lui ai dit, oui, ça fait partie de mes projets, mais je lui ai dit, trouver un travail à 55 ans, Avec un handicap, c'est plus compliqué.
42:16
Oui, c'est compliqué, mais ce n'est pas impossible.
42:19
D'accord.
42:20
Et puis, là, pour l'instant, on ne parle même pas de trouver un travail. Là, pour l'instant, on parle de se mettre en mouvement.
42:26
Oui.
42:27
Ma priorité, c'est de sortir de l'isolement. C'est de ça dont je vous parle. Vous mettre en mouvement pour sortir de l'isolement. Par exemple, le CPF, petite formation. Évidemment, vous la choisissez en présentiel. Ce n'est pas la peine de faire de la visio, parce que ça continue de couper de l'extérieur. Sur quelque chose que vous aimez, quelque chose qui vous passionne. Pas en regardant ce que ça peut vous apporter comme travail, mais quelque chose qui peut vous apporter du plaisir.
42:55
Ah oui, d'accord, merci beaucoup.
42:57
D'accord, et puis une activité où vous pouvez rencontrer du monde. Moi, je pense qu'un club de marche, de rando ou de marche nordique, ça peut faire tout à fait l'affaire.
43:08
Ah bah oui, d'accord.
43:11
Mettre ces deux choses en place, si votre prochain appel, vous nous appelerez pour nous dire le résultat des tribunaux.
43:20
Oui.
43:21
EDF, je suis censée passer au tribunal au mois de novembre. Le 3 novembre. Je pense que ça va arriver en même temps concernant l'agression. Parce que quand j'ai vu le juge d'instruction le 5 mars, elle m'a dit qu'il faut compter entre 6 à 8 mois. Donc elle m'a envoyé voir un autre médecin légiste, celui qui a mis 4 ans pour envoyer les rapports. Elle était super gentille avec moi. J'étais à Billy les Montigny, à côté de l'ensemble.
43:48
Vous voyez, il y a des gens gentils qui vous entourent, Farida. Donc, je vous dis au mois de novembre. Rendez-vous en novembre et d'ici là, vous mettez les petites choses en place. Vous êtes ok ?
43:58
D'accord. Je tiens vraiment à remercier la radio Europe 1. Merci beaucoup. Merci beaucoup à Nicolas. Très très gentil. Bien sûr. Je ne sais pas si Europe 1, je ne sais pas quelle formation vous avez fait, mais rien à voir avec chez EDF. Mais chez vous, vous avez tous une gentillesse, vous avez tous de l'écoute, de l'empathie. C'est très rare, ça, aujourd'hui.
44:26
Écoutez, on essaie, en tout cas. On essaie de faire au mieux. Et moi, j'incite chacun d'entre nous à faire la même chose. Faisons juste de notre mieux. Je vous écoute, là, sur Europe 1. Par contre, je voudrais savoir, l'été, il y a aussi la libre antenne ? L'été, il y aura aussi la libre antenne. Je serai là au mois de juillet, sur la semaine.
44:46
D'accord, que vous allez remplacer Roland Perret.
44:48
Et Sana sera là au mois d'août quand je prendrai mes vacances.
44:51
D'accord, moi je vous donnerai des nouvelles au mois de novembre.
44:55
Et quand vous aurez des nouvelles à nous donner. Je vous embrasse très très fort Farida.
44:59
Un grand merci à vous.
45:01
Merci, au revoir. Merci beaucoup, bonne soirée.
45:10
Vous aussi, au revoir.
45:15
La libre antenne.
45:17
Valérie Darmont. Bonjour et bienvenue dans la libre antenne de ce week-end. Rendez-vous avec les moments les plus forts de cette semaine, si vous le souhaitez. Et puis vous pouvez toujours composer le 01 80 20 39 21. C'est le numéro de notre standard. Il est non surtaxé, vous le savez. Et nous envoyez tout de même, jusqu'à une heure du matin, vos SMS au 7 39 21 75 centimes plus coût du SMS. Profitez bien de votre émission, chers amis. Europe 1, la libre antenne.
45:47
Valérie Darmont. Bonsoir Françoise.
45:51
Bonsoir Valérie. Alors si je vous dis que je suis une auditrice qui vous écoute depuis plus de 28 ans.
45:57
Oh, mais vous aussi, comme Yvon !
46:00
Oui, mais alors moi je ne dors pas la nuit, je vous écoute jusqu'à une heure du matin, mais je laisse ma radio allumée toute la nuit.
46:08
Et elle vous berce.
46:10
Et je m'endors, et je sais qu'il y a des émissions que je n'entends pas, mais...
46:15
Je me lève avec Europe 1, j'aime bien Pascal Praud, enfin je suis une fan de tous vos programmes, très jeune, mais je fais partie des personnes âgées, mais j'apprécie beaucoup votre Europe 1.
46:34
écoutez un grand merci Françoise un grand merci et Valérie moi je sais que vous êtes bien estimée mais je vous appelle la reine aussi oh mais c'est tellement gentil mais c'est quoi cette soirée mais merci alors je vais vous allez rire je suis balance à vous aussi je suis balance mais c'est le 23 septembre je suis entre vierge et balance mais j'ai eu des enfants donc je suis plus vierge Mes balances, je suis plus pour la justice.
47:06
Je suis dure avec moi et je suis dure avec les autres.
47:09
C'est vrai que la balance est un petit peu intransigeante. C'est vrai.
47:13
Mais en vieillissant, on l'est un petit peu moins. Puis tout dépend de votre ascendant. Vous connaissez votre ascendant, François ?
47:18
Non, je ne connais pas mon ascendant.
47:20
Ça, c'est facile à calculer aujourd'hui. Si vous avez votre heure de naissance, le lieu de naissance... Oui, mais je... Vous rentrez tous sur Internet et vous allez avoir votre ascendant. Et aujourd'hui, vous avez quel âge, Françoise ?
47:35
Ah oui, donc vous êtes de la même génération qu'Yvan, qu'on vient d'avoir. Vous, aujourd'hui, vous êtes votre ascendant, Françoise, parce qu'en vieillissant, c'est le signe de la maturité, l'ascendant. Bon, il faut voir le thème global, évidemment.
47:47
Moi, si vous voulez, franchement, c'est ce que je disais à Audrey, je trouve qu'on est en France, on n'a pas à se plaindre, parce que pour les personnes âgées... Moi, pour l'instant, je n'en fais pas partie. Parce que j'habite un village où il y a de l'animation pour les personnes âgées. Le jeudi après-midi, il y a de la belote, scrab et tout ça. Moi, je ne peux pas y aller parce que j'ai d'autres activités.
48:17
J'ai de la pétanque. Ah oui ? Mais vous êtes dans le sud de la France ? Non, pas du tout.
48:23
Vous êtes où ?
48:24
Je suis près de l'île.
48:26
Ah oui, donc rien à voir pour la pétanque.
48:28
Ah non, mais...
48:29
depuis longtemps je pratique la pétanque étant jeune je pratiquais la pétanque et puis quand j'ai vu que dans le nord on pratiquait la pétanque j'ai même j'ai fait des concours jusqu'à mes 80 jusqu'à l'année dernière quoi ah oui mais c'est génial j'ai des coupes ah oui oui oui c'est incroyable Françoise vous êtes la reine de la pétanque oui pétanque et puis je fais j'aime beaucoup danser J'ai des repas dansants qui sont plus loin de chez moi.
49:02
Je prends ma voiture, je prends l'autoroute pour aller danser. Et puis, je fais du pilates et du yoga. Et j'ai un jardin, donc je peux vous dire que comme aujourd'hui, j'ai tondu.
49:16
Attendez, il faisait combien en température aujourd'hui ?
49:19
Non, il faisait 31, mais moi, je me dis qu'il y a deux heures de moins...
49:26
De plus par rapport à l'heure solaire. Et franchement, on a eu du vent aujourd'hui et je n'ai pas eu chaud du tout. À l'ombre, j'ai lavé ma jaspire et je lave ma tondeuse après.
49:41
Mais attendez Françoise, vous devez ce dynamisme à qui, à quoi là ? Votre mère était comme ça ou parce que là quand même, le pilate, la danse, la pétanque, jetons le jardin il fait 31 degrés, qu'est-ce que j'ai oublié ?
50:02
Non, je ne vous ai pas tout dit. J'étais très malade. Je voyage beaucoup. J'ai fait un voyage où j'ai attrapé un virus. Et je sais que je l'ai attrapé là-bas. Parce que comme tous les ans, je pars avec la même agence et les mêmes personnes. On est tout un groupe. J'ai retrouvé une personne là-bas qui m'a dit qu'elle avait attrapé la même chose que moi, un virus.
50:22
Où est-ce que vous avez été pour attraper le virus ?
50:26
À Djerba.
50:27
D'accord, ok.
50:28
Mais ça fait des années que je vais être gerbat, que je nage dans la piscine chaude, que je nage dans la piscine froide. Parce que moi, Valérie, je prends ma douche froide après ma douche chaude, que ce soit l'hiver ou l'été.
50:40
Ah oui, c'est ça qui vous conserve aussi.
50:42
Et franchement, vous voyez, aujourd'hui, avec le temps qui fait, parce que j'ai le... comment on dit ça ?
50:52
pour me laver que je balade sur moi mais j'ai aussi la grande le grand pommeau en haut j'ai mis l'eau froide directement sur moi tellement il faisait bon vous vous êtes une kamikaze vous mettez de l'eau froide sur le corps entier pas que les jambes c'est bon pour la circulation du sang je commence par les jambes d'habitude et je termine par la tête Même les cheveux, même l'hiver.
51:22
Ça conserve.
51:23
Oui, et franchement, je n'ai pas de rhumatisme. Je n'ai rien de tout ça pour l'instant. Ce que je voulais vous dire, c'est que j'ai failli mourir avec ce virus. Je suis rentrée en urgence à l'hôpital en arrivant en France. On m'a mis 15 jours dans le coma. J'ai fait 5 semaines d'hôpital.
51:42
Mais qu'est-ce que c'est que ce virus, Françoise ?
51:44
J'ai fait une pneumonie, une pleurésie. J'ai attrapé un staphylococque doré, mais pas à l'hôpital. Là-bas, puisque j'ai su que ce monsieur, que j'ai retrouvé, puisque tous les ans on se retrouve, on se connaît, il m'a dit j'ai eu la même chose que vous.
51:59
Et en plus, j'ai fait une escarbe à ma face droite. Mais sachez que je suis rentrée trois fois à l'hôpital parce que l'opération, j'ai eu du pus dans mon poumon. Mais sachez que j'étais bien soignée par un chirurgien. Et je...
52:16
Quand je suis rentrée de vacances, je lui ai laissé un mail pour lui dire combien il m'avait bien soignée, parce que j'ai l'habitude, autant je nage pas dans le nord, mais quand je pars en vacances à Djerba, il y a une piscine de 15 mètres où je nage tous les matins quand j'y suis. Et là, je me suis dit, j'ai un an de plus, j'ai été malade, est-ce que je vais pouvoir nager ? Eh bien, écoutez, Valérie...
52:44
15 mètres de longueur. J'ai fait 80 allers-retours sans être essoufflée. 1h20, j'ai nagé.
52:52
Eh bien, respect, franchement.
52:55
Alors, j'ai envoyé un mail à mon... Quand je suis rentrée, je lui ai dit qu'il m'avait bien soignée parce que, par contre, cependant, je suis un peu plus essoufflée quand je marche.
53:08
automatiquement dans la piscine on est un peu porté. Puis je faisais de la brasse, de la nage indienne et puis sur le dos après. Donc je refaisais toujours.
53:18
Mais Françoise, dites-moi, vous avez toujours été aussi dynamique ? Ou à un moment donné il y a eu une prise de conscience dans votre parcours ?
53:25
Non, j'ai toujours été une bonne marcheuse. J'ai fait un concours, je n'étais pas en France, mais je ne suis pas née en France. Mais j'ai fait... Les copains sont venus me voir un soir en me disant, on fait 40 kilomètres, 20-20, mais les femmes font 15-15. Eh bien, j'ai dit, vous me mettez une voiture au kilomètre 15. Je savais que je marchais, mais pas si bonne. J'ai dit, au moins, je forcerai jusqu'au kilomètre 15. J'ai fait mes 15 kilomètres comme une fleur et je suis revenue.
53:57
Tu fais 30 kilomètres. On s'est entraînés trois fois de suite... J'étais la seule femme.
54:09
Je suis sortie seconde. J'avais 17 ans. J'avais 16-17 ans.
54:12
Donc sportive depuis toujours et vous n'avez jamais lâché le sport.
54:15
Non. Et puis si vous voulez, avec mes enfants, c'est vrai que j'ai eu 4 enfants. Mais le jeudi, je faisais mon vélo. Donc je faisais un parcours de 30 kilomètres. C'était le seul jour où je pouvais faire mon vélo. Les enfants étaient à la cantine. C'était le seul jour où je m'occupais de moi.
54:32
Ah oui, parce qu'à l'époque, c'était le jeudi... Ah ben non, oui, le jeudi, non.
54:38
Mais le jeudi, je les mettais à l'école.
54:40
Ah oui, vous gardiez la journée pour vous.
54:43
Oui, voilà.
54:43
Et vous avez travaillé dans votre ville ?
54:46
Non. Alors, j'étais secrétaire, mais dans une entreprise française. Et puis, j'ai épousé un ingénieur qui arrivait de France. Et mon aîné est né en Afrique.
55:01
Oui ?
55:02
Et puis, les trois autres sont nés en France.
55:06
D'accord. Et vous êtes restée mariée jusqu'à aujourd'hui ?
55:09
Non. Alors, après 34 ans de mariage, un de mes enfants, ils étaient tous adultes et ils ne vivaient pas du tout dans le Nord. Et j'ai ma deuxième qui est venue, qui habitait la Bretagne. C'est elle qui a vu que son père buvait, que moi, il ne me montrait rien. Il était gentil. Il n'était pas méchant. Je ne voyais pas qu'il buvait. On appelle ça l'alcoolisme mondain.
55:31
Oui ?
55:32
Et puis, quand j'ai voulu lui dire que je surveillais, et quand j'ai vu qu'on jouait au chat et à la souris, je lui ai dit, écoute, si tu veux qu'on se sépare, on se sépare. Et il pensait que je serais partie avec lui, sachant que j'étais toute seule, que c'était toujours lui qui s'occupait des papiers et tout. Mais finalement, à l'âge de 54 ans, je me suis retrouvée toute seule, j'ai choisi la maison que je voulais.
56:02
Et puis voilà, depuis 28 ans je suis là et j'ai eu des occasions mais je peux vous dire que je suis bien toute seule.
56:10
Vous n'avez pas du tout refait votre vie Françoise ?
56:13
Pas du tout. D'abord l'avocate m'avait dit de ne pas me remarier parce que j'ai une bonne reversion. Et malheureusement du pays où j'étais on ne cotisait pas ce qui fait que je n'avais pas de retraite.
56:31
Comme je n'ai pas travaillé en France, je me suis occupée de mes enfants. Mais j'étais mariée 34 ans, mais disons séparée. Et quand mon ex-époux s'est remarié au bout de... On s'est séparé en 98, à l'amiable. Mais je ne savais pas que... Je pensais que je n'avais que 34 ans de mariage. Mais non, quand il est décédé, j'ai su qu'il m'a demandé le divorce au bout de 7 ans.
57:01
Ce qui fait que j'ai eu 40 ans de mariage.
57:04
Mais attendez, pardon, parce qu'il a demandé le divorce au bout de 7 ans, mais vous étiez quand même au courant, non ?
57:10
Oui, oui, oui.
57:11
Ah, d'accord.
57:12
Parce qu'il me versait une pension.
57:13
Oui.
57:14
Et puis, là, il m'a annoncé qu'il se mariait. Heureusement, parce qu'après, j'ai su qu'il y avait des gros problèmes, il s'est marié. Et au bout de 9 ans, sa deuxième épouse lui a demandé le divorce.
57:32
et malheureusement, en laissant des dettes. Lui, il a laissé des dettes. Et je me dis, heureusement, qu'on était divorcés, parce que si on n'était que séparés... Ah oui, vous auriez dû payer. Eh oui. Alors, j'ai une bonne reversion. C'est ce que je dis, je dis, j'ai pas eu une enfance... J'ai eu une jeunesse heureuse, parce que je suis née en Afrique, mais les études, c'était pas tellement simple, bien que J'ai fait de la sténo, j'ai été secrétaire, mais je n'ai pas de diplôme, j'ai appris sur le tas.
58:05
J'étais dans une école de commerce. Mais bon, je suis arrivée en France, ça a été dur, parce que j'avais déjà une fille, et puis j'avais eu du mal à la voir, j'ai eu ma deuxième tout de suite, elles n'ont que 16 mois d'écart, les deux aînés.
58:20
Presque jumelles. Oui.
58:21
Mais alors, pour vous dire que toute seule, je suis bien, parce que Vous voyez, j'ai le temps de récupérer. Hier, je ne vous ai écouté qu'à partir de 11h30, parce que je suis dans un lotissement où je m'entends très bien avec mes amis. Et comme ils m'invitent, ils sont tous mariés, et comme ils m'invitent à tour de rôle, et quand on fait aussi le repas des voisins, j'en fais partie.
58:52
Je les ai invités tous à manger dimanche soir.
58:58
Au restaurant. Nous étions onze. Mais j'avais un concours de pétanque le matin.
59:06
Mais est-ce qu'on doit cette entente comme ça entre voisins, etc., au fait que vous soyez dans la région de l'île ? Parce qu'on sait que les gens du Nord sont toujours des gens généreux et ouverts.
59:15
Et moi, je ne quitterai pas le Nord alors que je ne suis pas malgache. Je suis née à Madagascar, je vais vous dire. Je suis née à Madagascar, mais de parents mauriciens. Mais je ne connaissais pas la France et à Madagascar, quand j'apprenais la carte de France, j'étais attirée par les filatures. Et je suis arrivée, on a fait un mois de bateau de Madagascar en France parce que le cap est enfermé, le canal de Suez est enfermé, on est passé par le cap.
59:56
Donc, un mois de bateau avec un bébé de trois mois.
60:00
Ah oui.
60:00
Et je suis arrivée en mai 68.
60:02
Ah ben, c'était gratiné, là, l'arrivée en France.
60:09
Eh oui. Et je ne connaissais pas la France. Mais à Madagascar, quand on apprenait la France un petit peu, le nord, on recevait des cartes postales où il y avait de la neige tout le temps, au mois de décembre. Je me suis dit, mais le Nord, c'est la neige du début jusqu'à la fin de l'année. Et mon ex-mari était breton. Donc, j'ai fait la connaissance de la famille. Mais après, je suis arrivée dans le Nord parce que mon mari, mon ex-mari a trouvé une place dans le Nord.
60:39
Non, mais ce qui est drôle, c'est ce que vous nous dites. Vous étiez très attirée par les filatures, et on connaît bien les filatures du nord de la France. Alors, ce n'est pas ce qu'on retient comme ça en premier, les filatures du nord.
60:52
Moi, je vais vous dire, Valérie, ma vie était toute tracée parce qu'en étant en Madagascar, en ayant fait mes études à Madagascar, quand je suis arrivée en France, filature, j'arrive dans le nord.
61:09
Mon ex-mari connaît un fournisseur qui est belge, qui veut nous inviter à manger au restaurant de Paris. Moi, j'étais jeune, j'avais que deux enfants. Et sa femme, je fais la connaissance de sa femme, et j'achète une voiture, parce qu'à Madagascar, il n'y avait pas de feu. Donc, je prends une DAF, j'ai passé mon permis de conduire à Madagascar, Mais je ne pouvais pas conduire la voiture de mon mari qui était la voiture de la société.
61:44
Mais donc j'ai pris une dave quand je suis arrivée en France. Mais pour vous dire que quand je suis revenue de chez cette personne qui était à Tournai, je me suis trompée de chemin pour revenir. J'ai vu qu'enfin en Pével ?
61:59
Et si je vous dis que j'ai fait le demi-tour, je suis allée sortir plus loin, et quelques années après, je vais habiter à Canfermpevel.
62:09
Et de Canfermpevel, j'apprends, je suis là depuis 14 ans, j'apprends qu'il y a une dame qui demande l'adresse d'une infirmière, et je vais habiter quelques années après chez cette infirmière, qui, elle, nous a vendu sa maison.
62:27
C'est Mektoub, comme dirait Yvon. Oui, allez-y.
62:31
Si je vous dis, vous allez tout connaître, je ne devais rien dire, mais si je vous dis qu'à Madagascar, j'ai appris la bataille de Bouvines et que je suis à Bouvines maintenant.
62:42
Non, mais c'est incroyable. C'est vraiment, voilà, c'est Mektoub, comme disait Yvon à l'instant. C'est le destin. C'est le destin. Moi, j'appelle ça les caillots du petit poussé.
62:52
Ah oui, tout à fait.
62:53
Tout simplement, si on suit les cailloux du petit poussé, on se casse pas la tête.
62:56
J'ai failli mourir du fait qu'on a prévenu mon fils que j'allais mourir. Il est venu, il a mis son nez dans mes affaires. Mais du coup, je m'en suis bien sortie, puisque vous voyez, maintenant je suis bien. Mais il a voulu revenir... pour qu'on s'occupe de mes obsèques.
63:21
Mais je n'ai pas peur de mourir. Attendez un instant. Il est venu parce qu'ils ont dit que vos jours étaient... Oui, puisque vous étiez dans le coma et tout.
63:29
Le pronostic vital était engagé. Votre fils est venu pour s'occuper des obsèques, c'est ça ?
63:35
Non, il est venu pour s'occuper. Il a mis son nez dans mes papiers. Parce que moi, je me suis toujours occupée de mes papiers. Mais après, il m'a dit, maman, tu sais, il va falloir quand même qu'on s'occupe de tes obsèques. Parce que moi, j'habite à Barcelone. Donc, il n'y a pas longtemps, il est revenu pour cinq jours. Et j'ai fait ce qu'il fallait pour la banque aussi.
63:56
Oui, oui, bien sûr, bien sûr.
63:58
Vous savez, Valérie, je vais vous faire rire. Je vois que l'heure passe. Je vais vous faire rire, parce que au pont funèbre que je connais, j'ai dit, moi je veux que, quand mon corps rentre dans l'église, l'avait Marie-Anne Schubert, parce que je me suis mariée dessus. À l'offrande, je veux prélude de Bach par Morane. Et pour sortir, mes copains de la pétanque, ils le savent. Pour sortir, je veux la chanson de Patrick Sébastien, Les sardines.
64:31
Ah bon ? Vous choisissez Patrick-Sébastien pour sortir de l'église, vous ? C'est pour mettre de la joie.
64:36
Ben oui, parce que j'ai dit, il ne faut pas pleurer, il faut rire. On le connaît, j'aime beaucoup rire. Et les copains, ils se sont mis à rire, mais quand je suis allée prévenir au pont funèbre que je voulais ça, on m'a dit... Non, madame, ça, ça ne va pas être possible. À la crémation, oui. J'ai dit, à la crémation, il n'y aura pas mes amis, il y aura la famille.
64:55
Non, mais franchement, pourquoi ils veulent à la crémation et pas à la sortie de l'église ? Vous choisissez ce que vous voulez, c'est vos dispositions.
65:01
Je vais m'arranger. Mais moi, ça ne me fait rien de... Vous savez, 82 ans, j'espère que je pourrais vivre longtemps, mais on n'est sûr de rien. Notre date est marquée quelque part.
65:12
Ça, c'est certain.
65:13
Moi, je vis le jour le jour et puis... J'ai perdu ma maman avec qui j'étais très fusionnelle. Et pour moi, elle est toujours avec moi. Et quand il m'arrive quelque chose, je me dis qu'elle m'a prévenue. Parce que j'ai eu des trucs comme ça. Mais bon, sinon, écoutez, je vais vous dire, je ne suis pas malheureuse. Au contraire, je ris beaucoup. Je me fais draguer beaucoup. Mais les jeunes, ils savent très bien ce que je leur réponds. Je ne suis pas la femme à me laisser faire. Je suis toute seule, je me débrouille.
65:40
En tout cas, on entend à quel point... Et ce soir, c'est une antenne d'ailleurs que l'émission est placée. On ne sait jamais sous quel signe l'émission va être placée. On le découvre toujours au fil de l'émission quand elle se tricote comme ça, au détour des appels téléphoniques. Et ce soir, c'est une émission feel good.
65:56
C'est une émission qui donne la pêche, qui donne de l'espoir. Où Yvon a mis l'amour à l'honneur. Où Emmanuel en ouverture a mis l'amour à l'honneur avec la thérapie de couple. Vous, vous êtes résolument positive. Et dit tout à l'heure pareil avec l'humour. Voilà, beaucoup de créatifs ce soir sur l'antenne.
66:14
Le fait de faire de la pétanque, on a l'esprit pétanque, comme je dis.
66:19
Surtout, c'est le jeu. Moi, je trouve que dans nos sociétés, on ne joue pas assez.
66:23
Non, on sait le jeu, mais je peux vous dire qu'il ne faut pas faire de la pétanque pour aller chercher un homme, ce n'est pas la peine. Vous allez, moi je sais qu'ils me racontent, je peux vous dire que les hommes me racontent des histoires, mais qu'ils ne raconteraient pas à d'autres personnes. Ils savent que moi je n'ai pas l'esprit, que je ne suis pas...
66:46
Je ne suis pas... Vous ne cherchez personne, vous.
66:49
Vous ne cherchez pas un compagnon. Alors, ils sont libres de vous raconter ce qu'ils veulent. Ils savent que vous voulez rester célibataire.
66:55
Ah oui, tout à fait. Ils me connaissent. Et puis, des fois, je rigole. Je dis, c'est mon genre. Alors, il se met à rire. Il dit, ben oui, moi, je la connais depuis longtemps.
67:05
Mais c'est quand même un monde masculin, non, la pétanque ? Parce que moi, habituellement, je dis aller danser, aller chanter, mais là, la pétanque, c'est un bon endroit pour rencontrer.
67:14
On a des femmes aussi. Mais pour les concours, j'étais la seule femme. Il y a des femmes qui font le concours entre elles, mais je me souviens parce que j'étais dans le premier groupe où j'étais avec cinq garçons, cinq hommes, Et puis, comme on avait fait une réunion, notre président de notre premier groupe a voulu ouvrir un deuxième groupe. Moi, je lui ai dit, tu sais, je m'entends avec tout le monde, tu me mets où tu veux.
67:46
Et puis, il m'a mis dans le deuxième groupe. Et dans le deuxième groupe, la présidente du deuxième groupe, elle m'avait mis avec les femmes. Et les hommes, je me suis dit, peut-être que les hommes ne veulent plus jouer avec moi, mais non, les hommes se sont obélés. Pourquoi tu enlèves Françoise de notre équipe ? Et bon, puis après, elle m'a remis avec, parce qu'eux, ils étaient contents. Mais quand je suis tombée malade, quand je suis sortie de l'hôpital, je leur ai dit, après, j'ai dit, écoutez, maintenant, je suis la plus âgée, je laisse place aux jeunes.
68:22
Voilà.
68:23
En tout cas, merci beaucoup, Françoise, de partager cette petite tranche de vie avec nous pour nous dire que vous allez bien.
68:29
Et ça, c'est du bonheur. Allez-y. Mes parents étaient dans la musique classique. Ma maman jouait du piano. Moi, j'aime beaucoup le classique. J'aime aussi toutes les chansons des années 60-80. Et je peux vous dire que j'ai de la musique tous les jours. Tous les jours. Le samedi-dimanche... Je reconnais que je n'écoute pas Europe 1. Je mets mes CD. Je ne sais pas combien de CD j'ai, mais j'ai tous les chanteurs, si bien classiques, modernes.
69:01
Donc c'est le pouvoir de la musique qui vous conserve ce dynamisme. Voilà, la danse, le chant et la parole. C'est ce qu'on retient ce soir. Merci Françoise, merci beaucoup.
69:11
C'est moi qui vous remercie.
69:29
Générique C'est parti !
71:53
C'est parti !
72:32
Sous-titrage MFP.
73:14
La libre antenne de repeint. Valérie Darmon accompagne vos nuits.
73:24
Bonsoir Kamala. Bonsoir Valérie. Merci d'être avec nous.
73:29
Oui, mais écoutez, c'est la première fois que... Que vous composez le 01 80 20 39 21, c'est ça ?
73:35
Voilà, que vous nous appelez.
73:38
Je vous ai écouté hier, mais seulement je n'ai pas retenu le téléphone, alors du coup, je suis allée le chercher sur Internet.
73:45
Ah bah écoutez, vous avez bien fait, et je le répéterai peut-être davantage, mais je sais qu'il y a quelques râleurs du monde malveillant de Facebook qui se plaint que je donne trop le numéro de téléphone, comme quoi ce n'est pas le cas. Alors vous voyez, vous avez bien fait Kamala. Je vous écoute attentivement. De quoi voulez-vous nous parler ce soir ?
74:03
Oui, alors je voudrais vous parler, je vois un psychiatre. En fait, qui est psychiatre et psychothérapeute. Donc, en fait, je suis allée chez lui parce qu'à un moment donné, dans le cadre de mon travail, j'étais arrivée à épuisement. Donc, j'avais besoin d'en parler avec lui. Mais ce qui se passe, c'est qu'il me prend un quart d'heure...
74:30
Et que quand je suis avec lui, par exemple, je commence à parler, et là il y a le téléphone qui sonne, il répond au téléphone, puis il y a un autre coup de téléphone qui sonne, il répond, et en fait il n'est pas du tout avec moi à ce moment-là. Et donc ça fait plusieurs fois que ça se produit, ou alors il se lève, il va chercher des papiers, je ne sais pas ce qu'il trafique en fait, mais il n'est pas présent et je n'ai pas d'échange.
74:54
Et déjà, cette semaine, je l'ai vu et il a répondu deux fois à un quart d'heure au téléphone. Et j'ai failli lui en parler, mais je n'ai pas osé en fait.
75:06
Non, vous devriez. Mais vous avez un psychiatre et un psychothérapeute. C'est bien ça ? Ce n'est pas le même ? C'est le même ? Si, c'est le même.
75:16
Il a marqué sur sa plaque « psychiatre et psychothérapeute ». Donc moi je me suis allée vers lui parce que j'ai vu qu'il était psychothérapeute et que le psychothérapeute échange beaucoup plus qu'un psychiatre.
75:28
Ah oui et puis c'est pas 15 minutes parce que le psychiatre en général, parce qu'il n'y en a pas beaucoup et qu'ils sont très très très très demandés souvent...
75:36
C'est des prescripteurs de médicaments, sauf quelques-uns qui prennent vraiment le temps aussi de parler, d'échanger, etc. Bon, tout dépend encore une fois des personnes, on ne va pas faire des généralités. Mais le psychiatre, en général, c'est entre 15 et 30 minutes maximum. Et souvent, ils font des prescriptions. Le psychothérapeute, selon les cadres, c'est entre 45 minutes et une heure. Et il y a un échange en face-à-face, en conversationnel.
76:03
Donc là, si sur les 15 minutes où il vous reçoit, il est au téléphone sans arrêt, il se lève pour aller ranger des dossiers, enfin il fait sa vie, vous devriez peut-être lui poser gentiment bien sûr la question.
76:19
Oui, oui, non, ça aurait été gentiment.
76:22
Vous le voyez tous les combien Kamala ? Je le vois toutes les semaines. Toutes les semaines dans ces conditions-là ?
76:29
Oui, oui. Et à chaque fois, c'est ça. Et puis, à un moment donné, je me suis dit, bon, est-ce que c'est respectueux ce qu'il fait ? Il me prend un quart d'heure s'il doit passer son temps au téléphone pendant que je parle. Je lui parle. Je suis obligée d'arrêter la conversation parce qu'il me dit, excusez-moi, il faut que je réponde.
76:48
Mais non, ce n'est pas respectueux. Bien sûr que non, ce n'est pas respectueux du tout. Et surtout, toutes les semaines, 15 minutes, ça n'a aucun sens.
76:55
Voilà, et puis je vous dis, soit il est au téléphone, soit il fait des papiers, il range. En fait, il n'est pas là face à face avec moi et il n'y a pas du tout d'échange en fait. Et ce que je ne comprends pas, parce qu'il est psychothérapeute aussi.
77:15
Oui, mais là, il faut lui parler du cadre. Il faut lui parler de son cadre. Qu'est-ce qu'il va vous proposer comme service à l'avenir ? Parce que le voir toutes les semaines, 15 minutes, dans ces conditions, ça n'a aucun sens.
77:27
Aucun sens.
77:29
Et le psychiatre en plus, en général, on le voit pour la prescription de médicaments parce que là, vous l'avez vu parce que vous étiez en épuisement, donc peut-être à deux doigts du burn-out. Donc là, vous avez besoin évidemment d'un avis médical. Peut-être que vous avez besoin d'une petite aide médicamenteuse. En tout cas, vous en éprouvez le besoin. Vous avez le besoin de parler puisque vous le choisissez parce qu'il est psychothérapeute. Finalement, il n'a pas l'air de répondre à grand-chose. Il est en cabinet privé en plus.
77:55
Oui. Oui, donc ça a un coût.
77:57
alors il est remboursé par la sécurité sociale justement j'ai pris un psychiatre mais comme il avait de psychothérapeute je me suis dit donc c'est quelqu'un avec qui je vais pouvoir échanger c'était l'idée parce que moi j'ai pas les moyens de prendre j'aurais préféré être avec un psychologue parce qu'avec un psychologue il y a vraiment un échange et c'est pris en charge aussi un psychologue non le psychologue c'est pas pris en charge Ou alors je ne me suis pas au courant.
78:29
Un psychologue, normalement, c'est pris en charge aussi, au moins par la mutuelle. Normalement, c'est pris en charge. Psychologue et psychiatre, c'est pris en charge.
78:39
Parce que moi, j'ai toujours entendu dire qu'en fait, le psychologue, comme ce n'est pas un médecin, donc bon, effectivement, il n'a pas le droit de remarquer d'ordonnance de médicaments.
78:48
Ça, c'est sûr.
78:50
Voilà. Mais par contre, oui, j'ai toujours entendu dire qu'en fait, les psychologues n'étaient pas remboursés par
78:59
Il me semble que oui, pour les psychologues, à moins que ça ait changé. Les psychiatres, ça c'est une évidence. Après psychothérapeute, psychanalyste, là c'est pas remboursé. Mais les mutuelles, si le psychothérapeute et le psychanalyste font des factures, vous pouvez les présenter à votre mutuelle et certaines mutuelles vous remboursent.
79:19
D'accord. Bon, je vais me renseigner là-dessus.
79:22
Déjà, vous pouvez vous renseigner auprès de votre mutuelle. Ensuite, il faut vraiment parler à ce psychiatre parce que là, c'est abusé même, faire ça toutes les semaines, 15 minutes. Vous avez à peine le temps de vous asseoir que vous êtes déjà parti et qu'en plus, vous commencez à développer un sujet que vous l'avez terminé puisqu'il est au téléphone.
79:42
Oh non, c'est ça, je suis coupée sans arrêt, je commence à parler et puis voilà, il fait, je vous le dis, répond au téléphone, il fait ses papiers, il se lève, il va ranger ses papiers, voilà.
79:55
Il faut lui poser la question parce que là il vous reçoit dans un cadre plutôt en tant que psychiatre et non pas psychothérapeutique puisque une séance elle dure en moyenne 45 minutes à une heure en fonction des cadres de chacun.
80:08
Et c'est dit surtout en amont, c'est vraiment dit. C'est-à-dire qu'il va vous parler de son cadre à la première séance, c'est ce qu'on appelle l'anamnèse dans notre jargon. C'est la séance où vous faites connaissance, où il va un peu savoir qui vous êtes, etc. Donc, effectivement, il doit vous dire, les séances vont durer tant, elles seront à temps, on se verra à peu près toutes les semaines dans un premier temps et puis ensuite on pourra y se passer. Il va vous parler de sa manière de pratiquer.
80:38
Alors, on a une auditrice qui dit qu'effectivement, le psychologue n'est pas pris en charge. Donc, vous avez raison Kamala. Mais renseignez-vous quand même auprès de votre mutuelle.
80:47
Oui, parce que je sais qu'à un moment donné, ils avaient fait ça pour les étudiants. Je sais qu'ils avaient droit à...
80:55
Mais maintenant, c'est tout le monde. Avec le CMP, on a 12 séances prises en charge.
81:00
Oui, mais moi, ce n'est pas un CMP.
81:03
Non, mais peut-être que vous pouvez vous renseigner auprès du CMP, parce que là, vous allez tomber sur des psychothérapeutes.
81:09
Oui, mais le problème, je n'ai pas essayé, je vous avoue que je n'ai pas essayé, mais je pense que des fois j'entends des témoignages et il est très difficile d'avoir un rendez-vous au CMT parce qu'ils sont complètement débordés.
81:21
Donc je pense qu'ils prennent vraiment des gens qui sont en détresse.
81:25
En tout cas, tentez-le, parce qu'on a tous le droit à 12 séances gratuites. Donc pourquoi vous, déjà dans un premier temps, pourquoi est-ce que vous en priveriez ? Vous n'êtes pas à l'abri de tomber sur...
81:37
Je ne dois pas lui dire parce que j'ai peur de me retrouver sans psy, en fait. Mais c'est vrai que je n'aurais pas besoin de le voir toutes les semaines. Je n'aurais pas besoin... Lui, il me met toutes les semaines, en fait. Mais moi, tous les 15 jours, ça me suffirait.
81:53
Oui, mais pas 15 minutes. Même tous les 15 jours, 15 minutes, ça ne sert à rien. Qu'est-ce que vous avez le temps de raconter de votre vie en 15 minutes ?
82:01
Mais rien, rien, parce que je vous dis, il est toujours en train de faire quelque chose, il n'est pas du tout là.
82:07
Non, non, non, il faut que, si lui ne met pas le cadre, bon, ce n'est pas aux patients de le faire en général, mais si lui ne le fait pas, faites-le vous. À la prochaine séance, vous lui dites, vous lui dites, excusez-moi docteur, il faut que j'aborde un sujet qui me met mal à l'aise depuis qu'on se rencontre. Je vous ai choisi parce que vous êtes psychiatre et psychothérapeute, or là, on n'a aucun échange dans le cadre psychothérapeutique.
82:32
Est-ce que vous pensez que ça peut évoluer ? Et dans ce cas, vous prenez combien de temps ? La séance va durer combien de temps ? Et est-ce que vous pouvez, pendant le temps que vous me consacrez, Et pour lequel vous payez, d'ailleurs. Est-ce que vous pouvez vraiment être en écoute active, en fait ? Parce que là, il n'écoute pas. Il faut autre chose.
82:54
Il ne vous est pas dédié. C'est votre espace. Le temps que vous payez cet espace, c'est votre séance. Il est payé, cet espace. C'est le vôtre.
83:04
Oui.
83:05
Donc, il faut lui demander, hein ?
83:10
Peut-être que vous, ça vous oblige à aller...
83:11
Je ne vais pas lui demander de peur qu'il me remballe ou qu'il me rejette parce qu'il n'est pas très commode.
83:16
Alors voilà, c'est ce que j'allais dire. Peut-être que vous, vous avez à travailler aussi le fait de devoir peut-être un peu prendre votre place. Peut-être un peu vous faire reconnaître.
83:27
Il y a peut-être ça aussi qui vous est demandé de travailler. Pas là, pas dans ce cadre-là puisque là vous avez un peu eu le temps de travailler encore puisque vous n'échangez pas.
83:34
Oui.
83:38
Oui, je sais que moi je dois m'affirmer en étant toute respectueuse, mais c'est vrai que comme c'est très difficile aujourd'hui de trouver un psychiatre disponible, c'est comme les médecins, les médecins traitants, les médecins généralistes en fait, donc du coup je me dis...
83:59
Si tu te manifestes et que tu expliques un petit peu, est-ce qu'il ne va pas ? Parce que même quand je travaillais, par exemple, je lui disais, voilà, il me demandait de venir à telle heure. Je lui disais, mais à telle heure, moi, je ne pourrais pas être là parce que je sors du boulot à 4h30, le temps de prendre les transports en commun. Donc, il râlait un petit peu parce que ça ne correspondait pas à son heure, quoi.
84:21
Moi, ce que je ferais si j'étais vous, Kamala, je le garderais comme psychiatre. Mais dites-lui. Il faut que vous osiez lui dire. Écoutez, je vois bien que vous êtes débordés, comme tous les psychiatres. Ce sont les parents pauvres de la médecine. On a toujours du mal à avoir les rendez-vous, de toute façon. Donc, je vous garde comme psychiatre, vraiment, avec votre accord, à raison d'une fois par mois, par exemple, pour faire le point.
84:45
Et vous trouvez en parallèle un psy qui est remboursé par votre mutuel.
84:53
Oui, je vais regarder ça parce que... D'accord, je vais regarder par rapport au psy. Alors, alors...
85:02
Avec qui, vraiment, on est en échange.
85:06
C'était votre demande de départ. Il vous a fait une prescription de médicaments, Kamala, le psychiatre ?
85:13
Oui, à un moment donné, oui, parce que j'étais en épuisement au travail. Et donc, il m'avait marqué des antidépresseurs, un antidépresseur et un anxiolytique. Là, je ne prends plus que l'anxiolytique et j'ai arrêté l'antidépresseur.
85:30
Oui, donc en fait... Surtout pour des médicaments comme ceux-là, c'est important d'avoir le psychiatre, ça c'est sûr et certain. Donc gardez-le comme psychiatre.
85:43
Et allez trouver effectivement un psychothérapeute. Prenez le temps de trouver un bon psychothérapeute et puis vous vous faites rembourser par la sécu. Alors, ce que nous expliquent aussi les auditeurs ce soir. Alors, il y en a un qui nous dit, ce n'est pas au CMP que les 12 séances sont prises en charge. Les 12 séances prises en charge, c'est dans le cadre de mon parcours psy, c'est vrai, par des psychologues de ville hors CMP. Si et seulement ils sont adhérents à ce parcours.
86:12
Donc, vous cherchez sur mon parcours psy. Quels sont les psychothérapeutes ou les psychologues de votre ville qui adhèrent au parcours mon parcours psy ? Et vous les appelez. Mon parcours psy. Mon parcours psy. Voilà. Il y a 12 séances qui sont prises en charge. Alors, je lis un autre message parce que les auditeurs sont... sont au taquet, et c'est tant mieux. Les psychologues ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale, sauf 12 séances annuelles pour tous, chez tous les psychologues, et pas seulement les CMP depuis 2020.
86:43
Certaines mutuelles peuvent participer pour quelques séances, mais ce n'est pas absolument le cas pour toutes. Voilà, effectivement. Donc il y a la mutuelle à appeler, il y a mon parcours psy à aller voir, et puis à partir de là, vous allez au moins faire ces 12 séances, puis après vous en rajouterez.
87:00
selon les remboursements de votre mutuelle.
87:03
D'accord.
87:05
Mais ne le gardez pas comme psychothérapeute. On voit bien qu'il n'a pas le temps.
87:09
De toute façon, il ne fait pas son fonction de psychothérapeute. Non, lui, il est là, il me prend un quart d'heure, je vous dis, je suis tout le temps bloqué parce qu'il n'est pas là, il n'est pas présent, parce qu'il fait autre chose.
87:24
Et du coup, moi, je me sens bloquée. Je me sens bloquée, je suis là et je suis bloquée parce que je n'ose plus parler, parce que je sens qu'il n'est pas là, il n'est pas attentif, il n'est pas avec moi dans ce moment-là.
87:37
Ben oui, il n'est pas du tout avec vous, effectivement. Vous pouvez le vivre comme un rejet aussi, hein ?
87:42
C'est ça, oui.
87:43
Comme si vous étiez quantité négligeable, comme si vous ne comptiez pas. Et ça doit venir réactiver des choses chez vous aussi, j'imagine, Kamala.
87:50
Oui, complètement, oui. Voilà. Oui, oui. Alors, je vais vous parler de ça, mais je ne sais pas si on aura le temps, parce que je vois qu'il est 0,45.
87:58
Oui, mais il reste encore 15 minutes, donc on peut tout à fait se parler.
88:01
J'ai un autre problème, et c'est pour ça que j'appelle, parce que je suis...
88:08
très stressée par rapport à ça alors je vous explique j'ai ma maman elle a 93 ans et demi et en fait elle est en perte d'autonomie en grande perte d'autonomie et elle ne peut plus rester seule chez elle et donc du coup la dernière chute qu'elle a fait elle s'est ouvert la tête il a fallu qu'elle aille aux urgences et donc en fait avec mes frères et soeurs on a décidé de ne plus la laisser seule chez elle Sauf que moi je me retrouve dans une situation, hier je suis allée la garder parce qu'elle ne pouvait pas rester seule, donc c'est moi qui suis allée la garder.
88:47
J'ai eu une conversation avec mon frère qui me disait que ce soit à mon tour aussi de la garder, parce que j'ai ma soeur qui l'a gardée trois semaines, lui elle est chez elle en ce moment.
89:02
Et donc, en fait, il me disait « Oui, ça serait bien que toi aussi, tu participes. » Sauf qu'on n'est pas du tout dans la même situation. C'est-à-dire qu'il ne sent pas le décalage qu'il y a avec moi. C'est que mon frère, il est à la retraite. Et ma sœur, elle est à la retraite aussi.
89:23
Moi, je suis toujours... Alors, actuellement, mon contrat, il s'est fini. Là, j'avais un CDD auprès de l'Éducation nationale. Il s'est terminé le 31 août. Donc, je me suis inscrite à France Travail. Voilà. Donc, je perçois 690 euros, ce qui est très peu pour le mois. J'étais à temps partiel. Et donc, je continue à chercher du travail. Et ça, ça me prend énormément de temps.
89:53
Donc ça, je leur ai expliqué, mais ils m'ont dit « Mais écoute, t'as qu'à venir avec ton chat. » Alors, ils me disent « Voilà, en fait, ma mère, elle retournerait chez elle. C'est moi qui irais chez ma mère. » Et ils me disent « Parce que j'ai un chat. » Je leur ai expliqué que moi, je ne pouvais pas laisser mon chat comme ça, des journées entières, des nuits entières. Il n'est pas habitué. Et le transporter, c'est très difficile. Un chat, ce n'est pas comme un chien. On ne le transporte pas comme un vieux.
90:18
C'est certain, oui.
90:20
que mon chat il va avoir 16 ans et que il est très peureux et donc voilà mais bon j'ai senti qu'il insistait et moi ça me stresse en fait tout ça parce que ça me stresse d'une part et d'autre part c'est parce que en fait moi je suis issue d'une famille dysfonctionnelle oui C'est-à-dire ?
90:53
Je vais essayer de faire court parce qu'on n'a pas beaucoup de temps. J'ai eu un père qui était alcoolique et violent, pas vis-à-vis des enfants mais vis-à-vis de ma mère, et incestueux. Ma mère m'a rejetée. J'ai été rejetée déjà tout de suite.
91:13
Elle voulait des garçons et elle ne voulait plus d'enfants. Malheureusement, je suis arrivée et elle m'a reproché toute sa vie. Elle me considérait comme un imbarras. Rien n'allait, elle avait toujours des reproches à faire.
91:30
Elle vous a plus maltraité que les deux autres ? Les deux autres, elle les a acceptés ?
91:35
Il y a une position, c'est qu'on est quatre dans la fratrie. Donc, il y a une sœur aînée, celle qui est à 65 ans. Après, il y a mon frère qui a 64 ans. Alors, lui, c'était le roi parce que c'était un garçon. Moi, je suis arrivée derrière.
91:51
On a deux ans d'écart. Moi, je suis arrivée derrière. Donc, je n'étais déjà pas désirée. En plus, j'étais une fille et elle ne voulait plus d'enfants. Mais malheureusement, je suis arrivée. Et après, elle a eu une autre fille qui est la plus jeune, où on a deux ans et demi d'écart. Et moi, je suis entre les deux, entre ces deux préférés.
92:10
Parce que la petite dernière, elle la préfère aussi.
92:13
Voilà, la petite dernière, c'était... Donc moi, j'étais prise en sandwich entre le frère, parce que c'était le garçon, et la dernière, parce que c'était la fille. Et moi, j'étais prise en sandwich toute mon enfance, toute mon adolescence, j'étais prise en sandwich entre les deux. Et donc, j'en ai énormément souffert.
92:33
Et il se trouve que ma mère se comporte encore comme ça aujourd'hui avec moi. Elle est très difficile.
92:44
Elle est plus difficile avec vous qu'avec les autres ? En tout cas avec votre frère et avec la petite dernière ?
92:50
Exactement. Elle passe tout en fait. Elle accepte tout de mon frère. Alors mon frère, lui, il peut lui dire quoi que ce soit.
92:57
Elle a grondé quand elle n'écoute pas ou quoi que ce soit, quand elle a des médicaments ou des trucs à prendre et qu'elle ne veut pas tout ça. Elle l'écoute. Par contre, ma soeur aînée et moi, elle ne nous écoute pas du tout.
93:12
Elle ne nous écoute pas du tout. Ma jeune sœur, elle écoute parce qu'elle avait droit à faire tout ce qu'elle voulait aussi. Elle avait droit à aller le servir dans le frigo. Elle donnait le goûter à ma sœur. Moi, elle ne me le donnait pas. Enfin, vraiment, c'était très, très difficile. C'est pour vous dire, elle me perchait sur une armoire pour pas que mon frère... Elle me mettait, quand je suis née, elle me mettait au-dessus d'une armoire très haut pour que mon frère ne m'embête pas.
93:42
Ah oui ?
93:44
C'est dangereux, de mettre un bébé en haut d'une armoire, c'est un peu dangereux. Comment ? C'est un peu dangereux, la chose à ne pas faire.
93:53
D'ailleurs, de toute façon, je pense que le fait que j'étais au-dessus d'une armoire et que j'avais juste le plafond au-dessus, j'ai eu un strasbisme pendant 5-6 ans. Et après, il est parti. Je pense que c'est beaucoup lié à ça. Enfin... Voilà, et donc, moi, ce qui se pose aujourd'hui, c'est que j'ai un problème pour m'affirmer, parce que ma mère, elle m'a tout le temps écrasée.
94:15
D'où la question avec le psychiatre que vous n'allez pas lui dire « ça ne me va pas ».
94:21
Voilà, et puis maintenant, il y a aussi des frères et sœurs qui n'arrivent pas à comprendre qu'on est en décalage, c'est que lui, ils sont à la retraite. et qu'en fait ils n'ont pas de soucis d'argent parce qu'ils perçoivent régulièrement, ils n'ont pas à se poser de questions comme moi qui suis à la recherche d'un emploi, qui ai des petits revenus et que je dois chercher un travail et que ça, ça me prend du temps.
94:47
Mais ce qui se joue pour vous Kamala c'est de vous respecter en fait, tout simplement vous faire respecter et vous respecter parce que ce qui se passe avec le psychiatre c'est d'une certaine manière symboliquement la même chose qui se passe dans votre fratrie c'est-à-dire que là vous n'osez pas vous affirmer avec votre frère et votre sœur en disant voilà, vous culpabilisez peut-être même Oui, dites-moi Vous savez pourquoi ?
95:10
Parce qu'en fait il y a une pression familiale ma mère elle est mise sur un pied d'estal elle est mise sur un piédestal et moi je n'ose pas m'affirmer auprès de ma mère parce que ma mère elle va en parler aux autres frères et sœurs et comme c'est la maman un peu on va dire donc du coup je n'ose pas parce qu'après je sais que je vais avoir des réflexions de la part de mes frères et sœurs donc du coup je n'ose pas
95:38
Alors moi, je ne pensais pas à vous faire respecter de votre mère. Elle a 93 ans, on va la laisser tranquille. Il faut juste lui imposer qu'elle fasse bien pour sa santé. La prise des médicaments, le repos, ne pas se mettre en risque, des choses comme ça. Mais c'est surtout de dire à vos frères et à votre sœur, bien sûr qu'il faut que vous vous occupiez de votre mère. Tu honoreras ton père et ta mère. Ce n'est pas écrit que tu les aimeras, mais tu les honoreras. Donc ça veut dire que vous vous en occupez, oui. Mais peut-être pas au même niveau que votre frère et que votre sœur.
96:08
Parce que sinon, de toute façon, vous allez en subir les conséquences. C'est-à-dire que vous allez être soit en colère, soit épuisée, soit...
96:16
Je me suis en colère, là, parce qu'en fait, elle a toujours une ampoule sur moi. Elle a toujours... Alors, j'essaie un peu de m'affirmer, mais de toute façon, même quand je m'affirme gentiment, quand je m'affirme gentiment, elle va toujours avoir le dessus sur moi, tout le temps, tout le temps, tout le temps, comme ça.
96:34
Elle a une emplique sur moi. Je n'arrive pas. Moi, je n'ose rien dire parce que je sais qu'elle va se plaindre à mes frères et soeurs.
96:42
C'est pourquoi, moi, ce que je vous suggère, c'est de parler directement. Vous demandez un conseil de famille puisque vous êtes quatre et qu'aujourd'hui, de toute façon, il faut prendre des décisions pour votre maman.
96:52
Donc il faut demander un conseil de famille et de leur dire tout simplement que vous, au égard de la vie que vous avez eue dans la fratrie et avec votre mère, que les rapports ne sont pas les mêmes et que vous pouvez faire, évidemment, que vous allez faire, vous allez prendre votre part de responsabilité mais qu'on n'est pas tous égaux dans la prise de responsabilité en fonction des liens qu'on a. Parce que si ça se retourne contre vous parce que vous êtes encore maltraités adultes, ce n'est pas juste pour vous.
97:21
Oui, mais c'est ça. En fait, j'ai une peur monstre parce que là, elle est chez mon frère. Donc, chez mon frère, elle l'écoute parce que c'est le garçon. Donc, il lui dit tout ce qu'il veut. Des fois, il lui crie dessus. Elle ne dit rien. Quand elle va être chez elle et que je vais devoir la garder...
97:40
J'appréhende ce moment parce que quand elle est chez elle, elle se dit capitaine.
97:46
Elle, c'est la capitaine. Donc, en fait, on doit faire tout ce qu'elle veut, tout ce qu'on lui demande, céder à tout et ne rien dire sur tout.
97:54
Mais qu'est-ce qu'elle peut vous imposer aujourd'hui que vous n'avez pas envie de faire ?
97:59
Elle va toujours faire des réflexions, elle va envoyer des pics, elle va toujours être désagréable. Moi, si j'y vais, c'est vraiment pour son bien. Parce qu'elle est âgée, parce qu'elle est en perte d'autonomie physique. Par contre, elle a toute sa tête. Elle a toute sa tête et c'est une personne qui marche uniquement par intérêt.
98:24
Moi je crois qu'il faut que vous y alliez tout en vous ménageant.
98:29
Vous y allez parce que vous l'aimez, malgré tout, parce qu'il faut le faire, de toute façon. Mais vous n'êtes pas obligé de faire comme votre frère et votre sœur. Pas du tout. Vous n'êtes pas obligé de fonctionner de la même manière. Vous pouvez venir moins, déjà. Vous pouvez dire, moi, je vais venir une semaine. Ou je vais venir une journée, le lundi, le mercredi et le vendredi.
98:54
Ou je vais venir deux jours par semaine. Mais vous n'allez pas vous exposer, entre guillemets, à votre bourreau, alors que ça se passe bien et qu'ils adorent ça parce qu'elle les adore. Vous voyez ? Il faut que vous mettiez vos limites, Kamala.
99:10
Oui, mais le problème, ça ne serait même pas pour un jour ou deux jours, parce qu'il faut que j'amène mon chat. Parce que mon chat, il ne peut pas rester tout seul à la maison.
99:20
Sur une journée, peut-être ?
99:22
Non, mais là, ça ne serait pas sur une journée. Eux, ils prévoient.
99:26
Mais eux, ils ne prévoient pas votre vie, en fait. Vous avez votre mot à dire.
99:30
En fait, ils dirigent un peu ma vie. Ils me disent ce que je dois faire. Et en fait, moi, je n'arrive pas à m'affirmer là-dessus. J'ai beau essayer de leur faire comprendre, mais moi, je suis encore dans la vie.
99:39
Non mais ne vous justifiez pas, dites de toute façon, moi aujourd'hui je vais venir parce que j'ai le chat, parce que je travaille, parce que je ne veux pas rester une semaine non plus dans cette atmosphère où je me fais tout le temps humiliée et rabrouée, je vais faire autrement que vous. Voilà, je vais venir le lundi, le mercredi, le vendredi. Vous ne leur demandez pas l'autorisation ?
100:07
Vous préservez, vous faites le nécessaire, en même temps, vous vous préservez.
100:12
Oui, mais ce qu'il y a, c'est qu'en fait, le problème, c'est qu'en fait, moi, si je la garde, c'est chez elle. C'est chez elle, donc ça veut dire que si je la garde deux ou trois jours, après, il faut qu'elle retourne pour elle, ça lui fait des voyages aussi, puisqu'elle doit aller après chez mon frère, après chez ma soeur, voilà. Alors sinon, vous la gardez chez vous, hein ?
100:34
Mais moi je ne peux pas chez moi, c'est trop petit, je n'ai pas de chambre. J'ai une chambre pour moi, mais je n'ai pas de chambre pour elle. En plus, elle a les infirmières qui viennent, moi j'ai mon bac à douche qui est très haut, donc ce n'est pas possible pour elle.
100:48
Alors, est-ce que vous êtes proche de chez elle ou pas ? Je suis proche de chez elle. Oui, dites-moi parce qu'il reste une petite minute. Sinon, si vous voulez, on se reparle demain soir.
101:00
Oui, je veux bien.
101:01
Alors, je regarde Nicolas qui me fait signe que c'est possible. On peut se reparler demain soir, Kamala. Comme ça, on poursuit notre conversation demain soir. Mais moi, je crois que si vous habitez à proximité, vous n'allez pas vous installer chez elle parce que vous avez votre vie.
101:19
Par contre, vous contribuez, bien évidemment, puisque vous êtes quatre enfants comme les autres. Mais vous allez proposer votre cadre à vous.
101:28
Moi, je lui ai proposé mon cadre. Je leur ai dit, écoutez, si vous avez besoin de moi de vous aérer quand je suis disponible, moi, je viens, je la garde. Mais en fait, non, ils m'ont parlé qu'en fait, il faudrait que j'aille chez elle avec moi.
101:41
Alors, on en parle demain, Kamala, d'accord ? Oui, d'accord. On vous rappelle demain soir et on échangera un petit peu demain soir.
101:47
D'accord. Reposez-vous d'ici là. À demain.
101:57
Europe 1.
101:57
La libre antenne.
102:04
Valérie Darmon. Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue dans votre libre antenne de ce week-end afin de partager encore une fois les moments les plus forts de la libre antenne, les plus émouvants, les plus remuants. Jusqu'à 1h du matin, vous pouvez composer le 01 80 20 39 21 01 80 23 53921, numéro non surtaxé de notre standard. Vous pouvez nous joindre aussi au 53921, 75 centimes plus que du SMS, et à l'adresse libreantenne, si vous souhaitez réagir à ce que vous entendez sur l'antenne.
102:40
Belle émission, chers amis. Bonsoir René. Bonsoir à vous. Merci d'être avec nous ce soir. Que puis-je faire pour vous ? Dites-moi.
102:54
Voilà, donc je vous explique que j'ai un petit souci, c'est avec ma fille. Oui. Je ne sais pas si vous m'entendez bien.
103:02
Oui, oui, je vous entends très très bien.
103:04
Ok, très bien alors. Donc en fait, elle est tombée amoureuse d'un ami à moi.
103:12
Oui. Alors, quel âge a votre amie ? Quel âge a votre fille ?
103:17
Alors elle, elle a 19 ans et mon amie a 41 ans. Oui.
103:21
Oui.
103:22
Donc c'est une connaissance à moi à la base. Et depuis ce temps-là, je le vis très mal. Donc je ne sais pas comment réagir.
103:34
Alors ce que vous vivez très mal, c'est la différence d'âge dont on parlait tout à l'heure avec Sonia et David ? Ou ce que vous vivez très mal, c'est le fait que ce soit votre amie qui se soit intéressée à votre fille ?
103:48
Oui, c'est plutôt ça. C'est le rapprochement entre les deux.
103:55
Que ce soit mon ami ou ma fille, pour l'instant, je ne veux plus...
104:01
Comment vous avez appris qu'il s'était rapproché ? Ça fait combien de temps, d'ailleurs ?
104:07
Ça fait six mois. C'est ma fille qui m'en avait parlé, mais elle pensait que ça allait être... Comment dire ?
104:17
Que j'allais bien le prendre, mais je l'ai très mal pris. Pour moi, ce n'est pas...
104:23
C'est une trahison ? Vous le vivez comme une trahison, René ?
104:25
Oui, je le vis plutôt comme une trahison.
104:28
De la part de votre ami intime ?
104:31
Oui, plus de mon ami. Après, ma fille, j'ai du mal à comprendre, en fait. Tout simplement.
104:37
Vous auriez préféré que ce soit lui qui vous en parle ?
104:42
Oui, vu son âge et vu qu'on était assez proches à la base, donc j'aurais préféré qu'il assume et qu'il me le dise directement. Tandis que là, c'est plutôt ma fille qui m'en a parlé. Et comment elle vous l'a annoncé ? Elle m'avait dit que... Au début, elle n'osait pas trop m'en parler, mais j'ai trouvé des trucs un peu bizarres, vu que mon ami était revenu à la maison parce qu'à la base...
105:12
Comme un ami, on fait des barbecues, des soirées, tout à fait normalement. Et puis, je ne sais pas, je trouvais qu'il était distant. C'est ma fille, ensuite, qui a commencé à me parler et me dire qu'elle était rapprochée de lui. Donc, j'ai commencé à comprendre pourquoi il commençait d'y faire avec moi, en fait.
105:38
C'était plus froid, on va dire.
105:40
Et depuis, il devait être extrêmement gêné de toute façon. Oui, je pense. Est-ce que depuis, vous avez tenté d'avoir une vraie conversation avec lui ?
105:54
Non, je n'ai pas essayé pour l'instant. Pour l'instant, c'est quand même compliqué à accepter.
106:02
Ce qui serait peut-être important avant d'accepter, c'est de parler avec votre ami pour voir ce qui se joue vraiment, ce qui se passe, comment l'histoire se fait, vers quoi ils vont. Parce qu'on peut s'aimer avec une différence d'âge, ce n'est pas le souci. Là, ce que vous vivez mal, c'est que vous n'avez pas été... Après, si vous l'avez dit, évidemment que vous l'auriez mal pris.
106:34
Voilà, donc peut-être que l'histoire, ils ont voulu la vivre, un petit peu la protéger, qu'elle s'installe un petit peu, et puis qu'effectivement, ensuite, il faut vous informer.
106:42
Oui, mais après, c'est connaissant mon ami, la façon dont il est avec les femmes, voilà, c'est ça qui me...
106:54
Oui, alors après, ce n'est pas parce qu'il est comme ça avec les femmes qu'il va être comme ça avec votre fille. Peut-être qu'il s'agit d'un amour qui va grandir et qui va durer.
107:04
Oui, c'est dur à accepter, mais oui, moi, je n'ai pas la même vision de la personne, en fait. Donc, c'est pour ça.
107:12
Mais c'est pour ça que je vous incite à lui parler, René.
107:15
Parce que là, en tant qu'ami et en tant que père, vous allez pouvoir vous positionner. Et lui dire, écoute, voilà, moi je te connais bien sûr puisque t'es mon ami, donc je sais très bien comment tu te comportes avec une femme. Là, on n'est pas en train de parler d'une femme, on est en train de parler de ma fille. Donc tu penses bien que j'aimerais bien qu'on ait une conversation. Mais je pense qu'il a dû y songer avant d'agir.
107:40
Non, il n'a même pas essayé de me contacter après...
107:45
Parce qu'il a été forcément au courant que ma fille m'a mis au courant elle-même de la relation. Mais je n'ai pas eu de nouvelles de sa part.
107:56
Vous êtes ami depuis combien de temps ?
107:58
Ça fait bien 20 ans.
108:00
Ah oui, donc c'est vraiment une amitié qui a fait ses preuves.
108:03
Oui, ça fait un moment. J'ai pris un coup de massue sur la tête.
108:10
Moi, je serais vous, René, je tenterais une discussion avec votre ami, au nom des 20 ans d'amitié, déjà. Et puis, parce que vous êtes quand même le père de cette jeune fille et que vous aimeriez bien savoir s'il va changer son comportement.
108:26
Oui, voilà, c'est ça. C'est surtout ça, en fait. Si...
108:30
Si c'était quelqu'un que je ne connaissais pas, il y a une différence d'âge, ça peut arriver, je suis ouvert, il n'y a pas de problème. Mais là, connaissant le personnage, c'est différent. Je ne sais pas trop comment faire.
108:47
En l'appelant, en lui demandant à le rencontrer, plutôt que de ruminer dans votre coin, elle vous l'a dit quand votre fille ?
108:54
Donc, ils sont en relation depuis six mois, elle me l'a dit, au bout de deux mois. Donc, ça reste frais quand même.
109:02
Oui, mais ça fait quatre mois quand même qu'elle vous l'a dit.
109:04
Oui, ça fait juste quatre mois.
109:05
Voilà, donc peut-être que ça fait quatre mois que vous rongez votre frein.
109:10
Ah, mais complètement.
109:11
Donc, plutôt que de poursuivre dans la rumination et nourrir la colère.
109:18
Il n'y a pas forcément de colère, c'est juste que...
109:22
Si juste pour l'instant, je n'ai plus envie de communiquer avec, que ce soit même ma fille ou mon ami.
109:33
Oui, mais moi je crois que c'est important que vous leur disiez que vous vous êtes senti trahi. Ouais, mais... Ne laissez pas la situation s'enquister, René.
109:47
Oui, ouais, ouais.
109:50
C'est quand même... Enfin, ce n'est pas courant.
109:53
Non, ce n'est pas courant.
109:54
Je ne m'attendais pas à ça du tout.
109:56
Non, évidemment, j'imagine bien. Mais en même temps, il y a une proximité. Il était souvent chez vous. Oui, voilà. Ça peut arriver. Oui, il l'a vu.
110:08
C'est ça qui m'embête un peu. Il a vu... J'étais avec lui faire des soirées...
110:19
il a vu ma fille à 15 ans, à 14 ans, et là, à 19 ans, elle m'annonce qu'elle est avec. C'est un peu compliqué. Il a pu évoluer lui-même. Ça me fait bizarre.
110:40
Moi, je crois que ce qui est très bien, c'est que votre fille, elle vous l'a dit, déjà, puis elle vous l'a dit qu'au bout de deux mois, elle n'a pas tellement traîné pour vous le dire.
110:47
Non, ouais, elle l'assume complètement, donc... Oui, donc ne restez pas figé dans votre, j'ai envie de dire, dans votre orgueil un petit peu, René. Je comprends que vous êtes blessé aussi.
111:01
Oui, en fait, c'est même pas à ma fille que j'en veux, c'est plus à lui, c'est pas...
111:05
C'est pour ça, appelez-le, appelez-le, voyez-le, n'ayez pas cette conversation au téléphone, et puis dites-lui, voilà, d'abord je suis extrêmement blessé parce que tu m'en as pas parlé.
111:17
Alors qu'on se connaît depuis longtemps.
111:21
Et puis ensuite, quelles sont tes intentions ? On a une auditrice qui nous dit au 73921, 75 centimes plus que du SMS, cela fait penser à Johnny Hallyday avec la fille de son amie. Il faut connaître les intentions de votre amie et laisser faire la vie. Super que votre fille vous l'ait dit. Il faut garder le contact avec votre fille à tout prix. Bonne soirée. Et oui.
111:42
Tout est dit. Elle a raison.
111:46
Oui, vu qu'en plus, c'est elle qui a assumé elle-même. Donc, ils auraient pu rester... Enfin, ça aurait pu être dissimulé sur le courant.
111:56
Oui, vous voyez, ça n'a pas...
111:57
Elle, elle a préféré m'en parler.
111:59
Donc, elle, elle est... Ben, lui, attendez, c'est plus compliqué pour lui, quand même. Il est plus âgé. Vous connaissez toutes ses histoires. C'est quand même compliqué.
112:10
Ben, c'est ça. Donc, je pense que...
112:13
Il n'est pas très fier. Moi, je connais un peu le personnage. Je sais comment il était avec les femmes à la base. Je me dis, maintenant qu'il est avec ma fille, c'est une petite claque.
112:34
Oui, c'est une petite claque, mais encore une fois, toutes les histoires ne sont pas les mêmes.
112:39
Oui, après, oui.
112:40
Donc, prenez votre courage à deux mains, René. Appelez-le. Crevez l'abcès, comme on dit. Crevez l'abcès avec lui.
112:50
Oui, parce que depuis six mois, clairement, pas six mois, du coup, depuis quatre mois, depuis qu'elle m'a annoncé la chose.
113:01
Est-ce que vous avez la sensation de perdre cet ami aussi parce qu'il est avec votre fille ? Comme si vous étiez un peu dépossédé de l'amitié.
113:08
Oui, il y a un peu de ça aussi, oui.
113:10
Oui, mais tout ça, ça se dit. Tout ça, ça se verbalise.
113:13
Oui, mais je n'imaginais pas quand même ma fille avec. C'est pour ça que c'est un peu compliqué.
113:22
Ça, c'est sûr qu'on ne l'imagine pas. Oui, ça, c'est sûr qu'on ne l'imagine pas. Mais vous devez faire avec ce qui se présente maintenant.
113:30
Alors, oui, maintenant, je n'ai pas le choix. Vu que ça dure depuis maintenant six mois, Au début, je pensais qu'elle m'a dit au bout de deux mois. Je me disais, bon, allez, dans le mois suivant, ça va s'arrêter. Enfin, voilà, c'est entre guillemets une connerie. Mais ça continue, donc... Oui.
113:55
Justement, c'est plutôt une bonne nouvelle que ça continue, non ?
113:59
Oui, oui, oui.
114:00
Ce que vous redoutiez, c'est que ça ne continue pas et qu'ils passent de l'une à l'autre. Là, ça continue. Ça veut dire que l'amour est en train de se construire, peut-être.
114:11
Peut-être, oui. Mais dans la tête, c'est quand même compliqué à accepter.
114:20
Je ne pensais jamais que ma fille qui voyait plus jeune et qui a 19 ans et qui finisse avec un ami à moi après. C'est quand même dur à accepter.
114:38
Je peux comprendre. Il a une situation un peu cet ami quand même ?
114:42
Oui, il y a une situation...
114:46
Il a une bonne situation aussi, ce n'est pas ça le problème.
114:49
Mais si vous êtes ami avec lui depuis 20 ans, c'est qu'il a des qualités tout de même ?
114:54
Ah oui, oui, c'est une bonne personne, je ne dis pas le contraire. Mais il y a tellement de femmes sur Terre que je ne pensais jamais que...
115:08
Voilà, les femmes, elles sont même plus nombreuses sur Terre que les hommes, donc il y a du choix.
115:15
Mais René, plus vous reculez le moment de lui parler, et plus vous cogitez, plus c'est compliqué pour vous.
115:23
Il n'essaye même pas de me contacter, je pense qu'il est aussi...
115:29
Il est mal à l'aise, évidemment qu'il est mal à l'aise.
115:31
Je pense qu'il se sent mal à l'aise aussi de son côté.
115:34
C'est une évidence, mais c'est pour ça, faites le premier pas René.
115:39
Ça se trouve, vous savez, vous allez lever tous vos doutes, toutes vos interrogations, elles vont être levées.
115:44
Oui, c'est surtout des interrogations, parce que moi, voilà, je sais que les femmes avec lui, ça passe, donc je me dis, même si ça fait six mois, je ne sais pas si c'est fiable.
115:59
Moi, je vous suggère une chose, parlez-lui, parlez-lui, et vous nous rappelez dans quelques jours, dans quelques semaines, pour nous dire comment s'est passée la conversation.
116:09
D'accord ? Écoutez, on peut faire ça. On fait ça ?
116:12
Ben, vous savez, moi, je suis là le week-end prochain. Donc, on peut se donner rendez-vous le week-end prochain.
116:17
Si vous êtes là, je peux essayer de le contacter...
116:22
Cette semaine. Et vendredi, Nicolas note déjà que vous passez à l'antenne vendredi. Et vous nous dites à moi et aux auditeurs d'Europe 1, bien sûr, comment s'est déroulée la conversation.
116:34
Ben, écoutez, ça peut...
116:36
Après, je n'ai pas de rancœur.
116:37
C'est juste la situation qui me paraît un peu surnaturelle.
116:44
Oui, je comprends. Mais vous n'avez pas d'autre choix que de faire avec. Donc, allez lever vos doutes. Et puis, vous verrez que ça se trouve après. Vous serez beaucoup plus tranquille et rassuré aussi sur la suite des événements. De toute façon, vous ne pouvez pas... Qu'est-ce que vous allez faire ? Vous ne pouvez pas intervenir.
117:04
Ah non, après, je ne compte pas intervenir.
117:10
Je ne contrôle pas les gens. Renouez le lien. Posez vos questions. Et puis nous, on se parle vendredi prochain.
117:19
On peut faire ça.
117:21
Voilà. Attendez, avant qu'on raccroche, je vais vous lire quand même un SMS que je découvre en même temps que je vous le lis au 73921. Il n'y a aucune raison pour que la relation entre votre fille et votre ami ne fonctionne pas. Le problème pour vous, c'est que c'est que votre ami, c'est que votre ami et vous raisonnez en tant que père, ce qui est normal. Le dialogue est la meilleure des solutions. Voilà, vous voyez, ça va dans le même sens que ce que je vous suggère.
117:46
Ouais, ouais. Oui, non, mais ouais.
117:49
Donc, on se dit à vendredi, René ?
117:51
Écoutez, oui, je recontacterai le standard dans la semaine.
117:57
Très bien. C'est Nicolas qui va vous rappeler, mais on sait qu'on a le rendez-vous. Ou alors vous me rappelez. C'est Nicolas qui va vous rappeler. C'est Nicolas qui va vous rappeler. Et d'ici là, passez. Et vous le voyez surtout, pas le téléphone.
118:11
Oui, plus en tête à tête.
118:13
Exactement. Merci beaucoup René d'être intervenu ce soir dans l'alimentaire de repas. Merci à vous de votre écoute. Merci, au revoir.
118:19
Bonne soirée à vous, merci.
118:22
J'ai mis mes chaussures roses Mon Teddy comme toujours J'vais pas changer les choses Parce que c'est un autre jour J'suis le mec d'hier Le grand gars paumé Un peu trop sûr de lui D'après les gens paumés Un jour j'me suis dit Faut qu'on m'voie Alors j'ai pris du poids La balance dans ma tête T'as toujours fait la loi Chez nous on existe Quand on consomme J'ai jamais eu de grandes sommes Juste assez pour qu'on m'apprenne A devenir un grand homme Qu'est-ce que ça veut dire demain ? Pourquoi j'm'attache trop vite ? Est-ce que si j'achète ma carrière Ça veut dire que je la mérite ? Est-ce que ma mère sera là longtemps ?
119:01
Pour écouter mes histoires Est-ce qu'un jour je serais heureux De me voir nu dans un miroir Faut que je m'aime C'est la base d'une vie saine Mais qu'est-ce que je dois faire alors Pour que je m'aime Pour que je m'aime Enchanté Je suis celui d'hier et de la semaine passée On m'a dit d'être moi de la tête aux pieds Alors j'aurai toujours mes chaussures roses Je suis celui d'hier, de la semaine passée Je marche contre sens pour voir que ça fait On m'a dit de pas être le gars d'à côté Enchanté, enchanté Rends du coup, à force d'être doux, adore-moi mon pouvoir, je crois que c'est de mon foutre à mort.
119:38
Mais le coup de l'indifférence rend les coups, bien plus féroce mais je suis toujours debout. La voilà, la différence, je viens du pays où les gens sourient de trop. Et moi j'aime ça, le ciel pleure chez nous, on fait quand même la fête après ça. Je suis l'attardé, dans un monde d'attardés, qui se bouche les oreilles quand on lui dit que ça va barder. Mais il faut que j'apprenne, à dire au revoir à l'excès. Même si je fais pas exprès, peut-être que je serai jamais prêt Enchanté, je suis celui d'hier et de la semaine passée On m'a dit d'être moi de la tête au vide Alors j'aurai toujours mes chaussures roses Je suis celui d'hier et de la semaine passée Je marche à contre-sens pour voir ce que t'as fait On m'a dit de pas être le gars d'à côté Alors enchanté, enchanté À mon reflet de toujours Toi qui me suis à la trace Depuis qu'on s'est rencontrés Depuis que je t'ai vu dans la glace Mais que j'avais pas appris à connaître, foutu hasard, on est perché sur la même planète.
120:52
Enchanté, je suis celui d'hier et de la semaine passée Je m'arrose tous les jours pour me faire pousser On m'a dit d'être moi de la tête aux pieds Alors j'aurai toujours mes chaussures roses Je suis celui d'hier et de la semaine passée Je marche à contre-sens pour voir que ça fait On m'a dit de pas être le gars d'à côté Alors enchanté, enchanté
121:23
Enchanté, enchanté.
121:34
Enchanté, enchanté.
121:39
La libre antenne de repeint. Valérie Darmon accompagne vos nuits.
121:49
Bonsoir Jean-Pierre.
121:51
Bonsoir, Valérie.
121:52
Merci d'être avec nous sur l'antenne d'Europe 1. De quoi souhaitez-vous nous parler ce soir ?
121:58
Je ne sais pas si vous vous souvenez, on s'était parlé il y a à peu près presque deux mois. Je pense que ça va vous rappeler quelque chose, les cris de ma maman la nuit.
122:09
Ah oui, je me souviens très bien de vous. Alors, racontez-nous quand même en une phrase ce pourquoi vous nous aviez appelés à l'époque, parce que moi je m'en souviens, mais les auditeurs peut-être pas. Alors, oui, je me souviens très bien.
122:23
Je ne voulais pas insister sur ce point, mais puisque vous me demandez, c'était simplement pour dire que tous mes problèmes qui se passent la nuit, avec des boulimies nocturnes, avec des insomnies, comme par hasard, se passe avant la nuit. Et moi, j'ai été victime de ces cris que j'ai assimilés à un viol. Donc, d'où est venue la peur du viol, la peur de la violence, qui m'a gâché la vie. Je ne vous l'avais pas dit à l'époque, mais c'est quand même symptomatique.
122:55
Le jour de mon mariage, j'ai pensé uniquement, pratiquement uniquement, au moment où on allait quitter la salle de réunion, le restaurant, On avait 5 kilomètres à faire en voiture et j'ai pensé toute la journée que ma femme allait être violée devant moi au cours de ce parcours de 5 kilomètres.
123:18
Oui, vous avez déclenché la phobie du viol, effectivement, suite aux cris de votre mère toutes les nuits dans votre enfance. C'est ça qu'on avait évoqué ensemble, effectivement. Après, vous avez assimilé ces cris à des cris de viol, mais vous n'avez jamais eu l'incertitude qu'elle ait subi des viols la nuit. C'est cela, Jean-Pierre, dans mon souvenir. Oui, c'est ça.
123:41
Je n'ai jamais eu l'incertitude et en même temps... J'allais dire presque peu importe, puisque le mal était fait.
123:49
Oui, bien sûr, puisque c'est comme ça que vous le vivez, vous.
123:52
Et voilà, exactement. Donc, ce soir, je voulais élargir un petit peu. Je ne sais pas si vous connaissez le jeu du fakir. Non, pas du tout. Alors, il y a quelques 20 ans, on le voyait à la télévision. Je ne sais plus pour quelle raison, mais on le voyait. On lance un palais. dans une espèce de trou, et tout le long du parcours, il y a des aiguilles qui font que votre palais tourne à droite, tourne à gauche, et on sait qu'il va finir par tomber dans le trou qui, on peut le considérer, est la mort.
124:29
Quant à la naissance du palais, c'est évidemment la naissance. Et je me suis dit que ce palais qui va à droite, à gauche, ce sont les les hasards, les circonstances de notre vie, les rencontres de notre vie qui nous font quelquefois des rencontres malheureuses, quelquefois des rencontres au contraire très très heureuses et qui font finalement, qui fabriquent un petit peu notre vie.
124:54
Qui nous constituent en tous les cas. On est constitué de toutes les rencontres que l'on a faites.
124:59
Oui. Alors peut-être qu'on peut agir en poussant légèrement un petit peu comme on fait pour le flipper, on pousse un petit peu du côté où on voudrait bien que ça penche, mais Ce n'est pas toujours de ce côté-là que ça tombe. Alors je voulais évoquer justement les différents parcours très succinctement. Je ne vais pas vous raconter toute ma vie.
125:22
Vous avez quel âge Jean-Pierre d'ailleurs à ce sujet ?
125:25
J'ai 70 ans.
125:25
70 ans, d'accord.
125:29
Et la première rencontre en fait, elle était justement celle que je vous ai racontée. C'était l'écrit de ma mère toutes les nuits.
125:39
Je dis « on » parce qu'on les a subis en même temps que mon frère jumeau, puisqu'on était jumeau. En les considérant d'une façon différente, mon frère a été peut-être moins impacté que moi. Lui, c'était simplement la peur du bruit, enfin simplement une horrible peur du bruit.
126:00
Une phobie aussi pour lui ? Vous êtes tous les deux devenus phobiques, vous du viol et lui du bruit. Oui. Parce que vous avez assimilé ça à des viols successifs et lui c'était juste le bruit qui l'a impacté effectivement. Mais vous l'avez traité ou pas Jean-Pierre en thérapie quand même ?
126:19
Pas bien.
126:20
Maltraité ?
126:22
Oui, maltraité parce que j'ai le sentiment que je m'arrêtais à chaque fois que j'envisageais...
126:34
une sortie que je fais peur du bonheur. J'ai toujours eu peur du bonheur et en fait, à chaque fois que le bonheur s'envisageait, je prenais peur et je préférais arrêter.
126:47
Fuir. Fuir. Avant qu'il ne se sauve. Oui. C'est une protection, hein.
126:54
C'est une protection que vous mettiez en place, en tout cas que vous aviez mis en place sans doute plus jeune et qui restait active en vieillissant, sauf qu'elle n'avait plus lieu d'être. Aujourd'hui, à 70 ans, vous pensez que vous avez résolu ce sujet de la peur du bonheur ?
127:09
Non. Non.
127:20
Je vis bien avec la violence, avec le viol. Enfin, oui, je pense que...
127:23
J'arrive à vivre avec, même s'il est encore présent. Mais je le vis un petit peu. Par exemple, vous allez me dire, dans une semaine, tu vas à Paris pour aller voir un spectacle. Tout de suite, aussitôt, je vais imaginer qu'entre le spectacle à Paris et Évreux, j'habite à Évreux, il va se passer quelque chose. C'est-à-dire qu'on va m'agresser, il va y avoir un viol. Par contre...
127:52
Le jour du spectacle, je vis les choses normalement. Mais par contre, pour les envisager, je ne les envisage pas du tout d'une bonne façon.
128:00
Et votre anticipation est toujours dramatique ?
128:03
Oui, tout à fait. Et la réalité, heureusement, est plus heureuse.
128:07
Oui, et en dépit, vous avez 70 ans, vous vivez avec cela depuis toujours ?
128:12
En dépit du fait que, évidemment, tant mieux, rien de grave ne se soit passé, vous continuez de nourrir cette peur. Ce qui prouve bien que c'est une partie émotionnelle d'enfant. Tout à fait. Et vous n'osez pas vous en débarrasser. De quoi vous avez peur en vous en débarrassant ?
128:34
Du bonheur, de la culpabilité d'être heureux, parce que je...
128:42
tendance à me l'interdire. Le bonheur pour moi, c'est... Voilà, je vais le payer quelque part.
128:50
Par loyauté avec votre mère ? Oui. Vous pensez qu'elle a été vraiment malheureuse, votre mère ? Vous en êtes sûr ?
128:57
Oui. Oui, elle a été malheureuse parce que, bon, il y avait ses crimes, mais il y avait aussi sa très mauvaise entente avec son mari. Ils se sont...
129:07
des versets, des tonnes de mots haineux que l'on entendait tous les soirs. C'était assez catastrophique.
129:16
Son mari, qui était votre père ? Oui. Vous l'appelez son mari. Vous ne dites pas notre père.
129:21
Ah oui, c'est pas fait attention. Mais ce que je voulais dire, parce que je voulais avoir un propos beaucoup plus... Heureusement, il y a eu d'autres rencontres et des rencontres riches et Ce qui fait qu'aujourd'hui, je peux dire que je n'ai pas raté ma vie, bien au contraire. Je n'ai pas d'empêchement. Puisque la seconde rencontre a été une rencontre avec la musique et la chanson en particulier. Dès l'âge de 10 ans, à peu près, j'écoutais des chansons relativement sérieuses pour mon âge.
129:58
C'était des chansons d'amour triste.
130:01
forcément, puisque mes parents ne s'entendaient pas. Mais j'ai développé cet amour incroyable pour la chanson qui, aujourd'hui, me permet d'avoir une émotion qu'aucune autre activité ne me permet d'avoir. J'ai une émotion vis-à-vis d'une chanson qui est assez extraordinaire.
130:19
Comme laquelle, par exemple ?
130:21
Comme quelle chanson ?
130:22
Oui.
130:24
Par exemple, Les Passantes, la chanson du poème d'Antoine Paul...
130:30
et la musique de Georges Brassens. C'est une bonne transition parce que je voulais parler de la troisième rencontre qui a été Georges Brassens, qui a été quelqu'un de... et qui est toujours quelqu'un d'important dans ma vie.
130:44
De déterminant ?
130:45
Ah oui, oui.
130:47
En quoi, en quoi Jean-Pierre ?
130:49
Eh bien écoutez, je l'ai rencontré, alors justement je l'ai rencontré dans les couloirs d'Europe 1.
130:54
Ah, alors là nous on est contents. Quand on était rue François 1er.
130:59
Oui, on était rue François 1er. Il y avait une émission qui était privée, mais on ne le savait pas. Donc, on était venus, on était une centaine à peu près à faire la queue le long du trottoir de la rue François 1er. Et on vient nous annoncer, la productrice de l'émission vient nous annoncer que l'émission n'étant pas publique, rentrez chez vous. Sauf que nous, on était inconditionnels. On n'était plus qu'une dizaine à rester. On s'est dit, après tout, on tente notre chance. Donc, j'ai pris la parole en disant... écoutez, on est dix, demandez-lui, on ne sait jamais.
131:33
Donc elle lui a demandé et il a été d'accord.
131:38
Et c'était une émission où les artistes venaient chanter des chansons de Brassens.
131:43
Qui était le présentateur, Jean-Pierre ?
131:47
Je ne me rappelle plus. Je ne me rappelle plus du tout. Et donc à la fin du spectacle...
131:55
On s'est retrouvés, alors je ne sais pas par quel heureux hasard, on s'est retrouvés l'un en face de l'autre avec un monsieur de la sécurité qui nous séparait. Et Brassens, me voyant, a bien vu que je voulais lui parler. Donc il a demandé à cet agent de la sécurité de bien vouloir me laisser passer. Et là, il s'est passé un truc extraordinaire. Une minute trente que je n'oublierai jamais. Il a mis sa grosse mimine dans ma petite main. Je l'ai regardée. avec les yeux de l'amour et très, très ému.
132:27
Et il m'a dit des choses très simples. C'est ce qui m'a beaucoup touché, c'est que je lui ai dit, écoutez, M. Braffin, je voulais simplement vous remercier pour tout le bonheur que vous m'avez donné en écoutant vos chansons. Il m'a simplement dit, mais vous ne pouvez pas savoir ce que ça me fait plaisir, ce que vous me dites. Ça me touche énormément. J'ai senti, alors certainement, À tort, mais tant pis, j'ai senti quand même que quelque chose se passait entre lui et moi et je ne suis pas persuadé, je ne suis persuadé de rien, mais je me dis peut-être que si je lui avais demandé de finir la soirée, il faisait un enregistrement du Grand Échiquier avec Chancel, Je me demande s'il ne m'aurait pas dit de venir.
133:09
Mais bon, ça, je ne le saurais jamais. Et c'est peut-être complètement faux, mais tant pis.
133:15
Mais pourquoi vous dites à tort ? Peut-être que sur l'instant, il s'est passé quelque chose vraiment de cœur à cœur avec Georges Brassens.
133:20
Ah oui, je crois. Je crois, franchement. Vous aviez quel âge à ce moment-là, Jean-Pierre ? J'avais 18 ans.
133:31
Alors, qu'est-ce que ça a changé d'avoir eu cet échange de grande qualité ?
133:38
Avec un homme comme Georges Brassens, un peu comme Roland Perez avec Sylvie Vartan d'ailleurs, pour les personnes qui ont vu le film de Roland, ou qui ont lu son livre, Dieu ma mère et Sylvie Vartan, c'est la même histoire avec Sylvie Vartan. Sauf qu'ensuite il est devenu ami avec Sylvie. Mais qu'est-ce que ça a changé dans votre vie, cet instant où vous croisez la personne dont vous avez écouté les chansons, ces chansons qui vous ont d'une certaine manière sauvé ?
134:09
Oui, alors, on aurait pu penser que ça aurait un petit peu banalisé les choses. Et au contraire, je l'ai encore aimé davantage parce que j'ai tellement aimé son humilité et tellement aimé sa simplicité par rapport à d'autres beaucoup moins connus, beaucoup moins talentueux et qui se prennent pour ce qu'ils ne sont pas. Et ce M. Brassens avait une sincérité dans le regard. C'est évident, c'est évident. Et...
134:39
La beauté des textes de Brassens est assez extraordinaire. Il avait une culture. Il faisait référence à des poètes du passé. François Bivon, Aragon, enfin, j'en passe. Paul Faure. Et il avait une qualité de texte incroyable. Incroyable. Et je me demande d'ailleurs si les intellectuels n'auraient pas préféré un Brassens écrivain ?
135:08
En se disant peut-être que Brassens, il fait de la chansonnette, oui, c'est un peu populaire, c'est de la chansonnette. Mais moi je dis heureusement qu'il a fait de la chanson parce que ça l'a rendu davantage populaire auprès des gens.
135:23
Je vous suis sur les deux voix, mais un ami très cher me faisait connaître justement les textes de Brassens récemment. Et effectivement, j'ai vu en lui le poète qui m'avait échappé en écoutant vaguement ses chansons. Pour illustrer ce que vous êtes en train de nous dire ce soir. Pardon, je peux vous donner un exemple.
135:46
Il y a une chanson qui s'appelle... Histoire de faussaire. Il y a plein de chansons de Brassens qu'on n'entend jamais et qu'on entend toujours les mêmes. C'est un petit peu dommage. Il y a tellement de belles chansons qu'on n'écoute jamais, mais c'est un trésor. Il y a une chanson qui s'appelle Histoire de faussaire où il raconte qu'il va rencontrer une femme chez qui tout est faux. Elle, elle est fausse. Elle est habillée de fausses dentelles. Son jardin est en pelouse synthétique, sa cheminée est fausse.
136:18
Et alors, pour dire que même son piano est faux, il dit « avec des touches ne devant pas leur ivoire aux éléphants ». Comment on peut trouver cette métaphore ?
136:30
C'est magnifique.
136:33
Il a aussi fait une chanson sur le sexe de la femme. Mais vraiment, quand je dis le sexe de la femme, c'est-à-dire non pas la féminité, mais le sexe de la femme. Voilà.
136:44
Et avec une poésie, sur ce sujet escabreux, il en fait une merveille, ça s'appelle Le Blason. Je vous l'invite à découvrir cette chanson.
136:55
Alors, après la rencontre de Brassens ?
136:57
Oui. Après, il y a eu une cinquième rencontre qui a été la musique, le théâtre. Le théâtre où j'ai réussi, en étant un autre personnage, en jouant à un autre personnage, à pouvoir me...
137:12
me défaire de mes liens, peut-être. Et j'ai adoré ça, et je continue à en faire, de troubles de théâtre, et actuellement, on joue Molière, c'est une merveille de jouer Molière, ça m'a beaucoup... Désinhibé ? Oui, tout à fait.
137:32
Quand vous dites me défaire de mes liens, vous voulez dire des liens à vous-même, qui vous entravez, ou des liens aux autres ?
137:41
Non, je pensais au mien.
137:44
À la timidité, par exemple ? Manque d'estime de vous ? Ne pas oser, par exemple ?
137:52
Je vais le dire d'une façon différente. J'étais moyen, moyen, moins, partout. Ça veut dire qu'on ne me disait pas de mal, mais on ne disait jamais de bien. Je passais inaperçu. Oui, passable. Jamais de compliments.
138:11
D'abord, je n'étais pas très doué pour le manuel au niveau de la scolarité. C'était 10, 11, enfin, vous n'entendez pas parler de moi. Et un jour, quand j'ai commencé à chanter, parce que j'ai aussi chanté, et quand je me suis mis à jouer du théâtre, enfin, je me disais, mais peut-être que je suis devant des gens qui ne savent pas faire ce que je fais. Alors là, j'ai eu envie des projecteurs, j'ai eu envie de... la lumière sur moi, et j'ai l'honnêteté de le reconnaître.
138:42
Je suis très cabot. C'est un peu ma revanche.
138:48
Vous existez. Et vous comptez pour le public, en tous les cas. Votre public. Votre frère jumeau, c'est toujours intéressant quand on a un jumeau, est-ce qu'il a vécu les choses un peu comme vous, ou au contraire, il est beaucoup plus exubérant, plus extraverti ?
139:07
Ah non, il est beaucoup plus intraverti.
139:10
Ah, des deux, c'est vous le plus extraverti, alors que, bon, maintenant, vous avez le théâtre et la chanson qui vous ont donné cette possibilité de sortir de vous, de prendre sur vous. Lui, il est plus introverti, votre frère jumeau.
139:27
Oui, mon frère, je dirais qu'il a une vie un petit peu linéaire, très droit. Et moi, je suis fait de montagnes russes avec des grands...
139:38
des grandes blessures, mais aussi des grands bonheurs. Et moi, j'ai tendance à préférer cette vie-là.
139:47
Et aujourd'hui, vous êtes dans un haut ou dans un bas, en ce moment de votre vie ?
139:56
Difficile à dire, parce que j'ai attrapé un cancer de la langue au mois de juillet, donc c'est un peu difficile. Et en même temps, il y a toujours cette chanson, il y a toujours le théâtre... Donc, ça dépend des moments. Et puis, aussi, je voulais en parler parce que je n'avais pas eu l'occasion de le faire quand on s'était parlé la première fois, mais je souhaitais avoir l'auditoire de la libre antenne pour peut-être demander une amitié, demander à ce que les soirées d'hiver soient moins longues en connaissant des personnes, en leur donnant...
140:37
mes coordonnées, j'aimerais beaucoup ça.
140:40
Vous habitez dans quelle région, Jean-Pierre ?
140:42
Je habite à côté d'Evreux.
140:45
À côté d'Evreux, vous nous l'avez dit tout à l'heure. Donc, vous êtes toujours à côté d'Evreux. Donc, on va lancer l'appel. Vous cherchez des amis. Vous êtes marié ?
140:56
Alors, je suis divorcé.
140:57
D'accord. Vous avez des enfants ?
140:59
Oui, j'ai deux enfants, une fille de 35 ans, un garçon de 32 ans.
141:05
Et vous êtes grand-père ?
141:06
Je suis.
141:08
Oui, de petits-enfants, garçons-filles, de ma fille.
141:12
Vous êtes proche de vos enfants ?
141:16
Mes enfants, oui, je les aime beaucoup, je pense qu'ils m'aiment, mais disons qu'on va dire qu'ils se protègent beaucoup de moi parce qu'ils ont toujours connu un papa un peu fragile. Donc, je sens bien qu'ils se protègent en évitant de demander comment ça va, alors que j'estime que je les... Même quand ça ne va pas, je leur dis que ça va très bien. Mais je sens qu'ils se protègent.
141:44
Mais bon. Vous pensez qu'ils vous ont senti fragiles tout au long de leur vie, sans vraiment le savoir ? Vous les avez un peu parentalisés, vos enfants, à un moment donné de votre vie ? Aujourd'hui, vous êtes très lucide. Donc aujourd'hui, vous faites attention à ne pas vous épancher. Mais est-ce que ça a été le cas tout au long de votre vie ? Ou vous ne les avez pas assez protégés, selon vous, quand ils étaient plus jeunes ?
142:08
Je ne les ai pas assez protégés. À un moment donné, quand je me suis séparé de leur maman, je ne les ai pas protégés. Je m'en veux beaucoup. C'est vous qui êtes parti. En fait, oui, je préfère...
142:29
Si on parle de ça, je vais revenir vers des choses pas très agréables alors que je ne voulais parler que de...
142:36
C'est vous qui choisissez. Vous savez qu'Europe 1 est une antenne libre, une radio libre et l'émission porte bien son nom. C'est la troisième fois que je vais dire libre dans la même phrase, c'est la libre antenne. Donc vous nous dites ce que vous souhaitez, Jean-Pierre. Et vous ne nous dites pas ce que vous souhaitez également. C'est vraiment vous qui choisissez.
142:57
Si vous voulez, ce que je veux dire, c'est que je vis des moments difficiles parce que les nuits sont compliquées avec des insomnies quelques fois complètes. C'est-à-dire que je ne dors pas. Et des levées qui sont 20-30 fois dans la nuit et des passages devant le frigo et la boulimie nocturne, enfin voilà...
143:19
Et ça c'est pareil, vous n'avez pas choisi de travailler ça en thérapie, la boulimie nocturne, qui va avec les cris de votre mère d'ailleurs.
143:27
C'est marrant ce que vous me dites, parce que vous me dites travailler, et je n'ai jamais su ce que ça voulait dire, travailler en psycho, en psy. Je ne sais pas ce que ça veut dire.
143:39
Allez le visiter, allez le visiter.
143:43
En fait, je vais vous le dire autrement, c'est comme travailler la terre en sculpture.
143:48
Voilà, on la malaxe, on en enlève des morceaux, on en rajoute d'autres, on remalaxe, on mélange. C'est la même chose. Aller travailler quelque chose en thérapie, c'est aller voir, aller visiter cette zone et cette partie de votre histoire.
144:06
Vous n'êtes pas devenu boulimique la nuit, par hasard. Vous, en plus, c'est très lié à ce qui s'est passé avec votre mère. Vous le savez, puisqu'on s'est déjà parlé, les auditeurs le savent parce qu'ils nous écoutent, et un grand merci à eux d'être de plus en plus nombreux à le faire. Moi, je suis praticienne en EMDR. Vos traumas, ils sont clairement identifiés. Pourquoi ne pas tenter aujourd'hui, à 70 ans, alors que vous avez du temps devant vous, d'aller voir ?
144:36
D'aller voir bien accompagné, bien contenu par un thérapeute ?
144:41
Oui, je ne dis pas non. Je ne dis pas non, il faudrait peut-être... C'est peut-être pour ça que je demande de l'aide et de l'amitié ou de l'amour, parce qu'après tout, je ne recule pas non plus devant l'amour qui se présente. Mais j'ai peut-être besoin de... C'est peut-être une fausse aide, enfin...
145:04
disons quelque chose qui me motiverait davantage à aller consulter un psy.
145:10
Mais peut-être que si vous résolviez ces névroses ou ces traumas, si vous arriviez à justement les comprendre et les transformer, puisque rien ne se perd, tout se transforme, vous seriez plus à même de rencontrer quelqu'un dans votre vie et de vivre une vie équilibrée.
145:31
Parce que là, ce n'était pas l'objectif, vous le savez. J'entends, j'entends. Parce que là, quand on vous entend, j'entends bien que c'est plus facile quand on est deux, ou quand on a le levier de l'amour, ou quand on tombe amoureux, ça donne des ailes. Mais ça n'empêche pas les choses qu'on a réglées.
145:51
Sinon, on va chercher en l'autre un soutien. Parfois, on peut le voir avec plusieurs termes. Un soutien, un médicament, un thérapeute, quelqu'un qui vient compenser ce que vous faites avec la nourriture la nuit. Donc, ce n'est pas juste pour l'autre, ce n'est pas juste pour vous.
146:10
Alors, peut-être ce qui m'a un petit peu contrarié dans les différentes... Je fais des psychothérapies, des psychanalyses, des psychiatres, des psychologues...
146:20
J'ai fait de la... Comment on appelle ça ?
146:25
De l'hypnose ?
146:26
Oui, merci. Je me suis aperçu que quand il s'agissait de viol, de sexe, que les psys étaient très intéressés par ça. Et je me demande si on n'est pas passé à côté d'autre chose. C'est-à-dire qu'on s'est focalisé là-dessus. Alors c'est vrai que c'était très important, c'est un traumatisme important, mais est-ce qu'on n'a pas...
146:50
ou oublié certaines choses d'autres.
146:54
Mais ça dépend combien de temps vous avez vu les thérapeutes que vous avez vus au fil de votre vie, Jean-Pierre ?
147:00
J'en ai vu beaucoup, mais pas longtemps.
147:04
Donc c'est une errance thérapeutique. Comme vous l'avez très bien dit, d'ailleurs je m'arrête au moment où ça peut devenir intéressant. Parce que finalement, je n'ai peut-être pas envie de me débarrasser de ça. Parce que ce truc-là, dont vous ne voulez pas vous débarrasser, veut peut-être quelque chose de positif. Pour vous, c'est même sûr et certain d'ailleurs. Parce que même les choses négatives qu'on a en nous veulent quelque chose de positif pour nous. Le cerveau est extrêmement bien fait.
147:29
Mais on voit bien que vous n'avez pas envie de vous transformer. Sinon, vous auriez poursuivi avec la bonne personne que vous auriez trouvée au fil de vos pérégrinations. Et en général, ça dit quelque chose de la personne quand elle a vu plusieurs psys et qu'elle n'a été au bout d'aucune thérapie.
147:47
Mais en même temps, même quand j'ai passé des nuits épouvantables, je me réveille le matin en me disant Je suis privilégié.
148:01
Il y a des gens qui vivent des choses beaucoup plus dures que moi. Je n'ai pas de rancune vis-à-vis de la nuit.
148:06
Aucune rancune. Tant mieux. C'est déjà ça de gagné, j'ai envie de vous dire. Vous ne vous réveillez pas dans l'amertume et dans l'aigreur.
148:11
Pas du tout.
148:12
Tant mieux, tant mieux, tant mieux. Utiliser cette énergie de reconnaissance et de gratitude du matin...
148:21
pour vous apporter encore plus de gratitude à vous-même en allant, une bonne fois pour toutes, vous débarrasser de la boulimie, de la peur. Après, on a la sensation de vivre des choses quand on vit des choses comme ça. Mais on ne les vit pas. C'est une illusion.
148:42
Et quand vous me dites ça, j'ai l'impression que Vous me parlez de quelque chose d'inatteignable. J'ai vécu toute ma vie avec ça. Je le connais bien. J'ai l'incertitude. J'ai toujours un peu peur par rapport à ce qu'on connaît, même si c'est désagréable. Mais pourquoi pas ?
149:05
L'insécurité surtout. Mais je vous dis ça dans l'optique de rencontrer quelqu'un.
149:11
Parce que, de fait, vous allez faire porter à cette personne, d'une manière ou d'une autre, consciemment ou inconsciemment, bon vous vous êtes très conscient des choses, mais même si vous ne partagez pas, même si vous vous taisez, mais au début vous allez forcément raconter votre parcours de vie.
149:26
et quand vous allez aller justement à Paris à l'opéra par exemple comme vous le disiez tout à l'heure ou au théâtre forcément vous allez avoir peur forcément cette peur elle va se ressentir mais la personne qui est à côté de vous elle va pas avoir envie de ressentir cette peur à un moment donné elle va vous dire soit au présent essaye d'être plus léger c'est de ça dont on a envie surtout à 70 ans oui
149:51
Oui, vous avez raison.
149:52
Donc alléger les bagages autant que possible avant la rencontre. C'est quand même plus sympa. Pour vous et pour l'autre.
150:04
Par contre, par rapport à une éventuelle rencontre et même à une amitié, je voudrais dire que je ne suis pas du tout centré sur mes propres difficultés. Une de mes passions, c'est l'homme humain.
150:21
Je suis peut-être un des rares, mais je ne crois pas, on est quand même plusieurs à avoir encore espoir en l'humanité. Moi, je pense que la plupart des gens sont des gens gentils, contrairement à ce qu'on pense les gens méchants dont on parle souvent dans les actualités. C'est un nombre qu'il ne faut pas oublier, mais... ces quantités négligeables par rapport aux gens qui font des gens bien, franchement.
150:49
En tout cas, vous êtes au bon endroit parce que la communauté de la libre antenne est une communauté extrêmement bienveillante.
150:58
Vous êtes au bon endroit.
151:00
Je vais juste lancer l'appel à l'amitié ou à l'amour pour Jean-Pierre qui habite à Évreux qui a une grande profondeur, qui s'intéresse, qui est très curieux d'autrui et du fonctionnement humain. Vous adorez chanter, vous adorez aller au théâtre, j'imagine, puisque vous en faites. Vous faites du théâtre. Vous êtes curieux de tout, vous avez deux grands-enfants, vous êtes grand-père, mais vous avez du temps, visiblement, et vous êtes donc en quête pour cette fin d'année, souvent, parce que les gens se sentent encore plus seuls les fins d'année, de fait, d'amitié ou d'amour.
151:42
Voilà, d'amitié, plus si affinité, comme on dit. Oui, dites-moi.
151:47
Une chose importante au niveau de la distance, je ne paye pas le train. parce que je suis un ancien agent de la SNCF. Donc ce n'est pas neutre. Je peux me déplacer facilement.
151:59
Ah bah ça c'est un plus. Donc sur tout le territoire français, Jean-Pierre est prêt à rencontrer des amis. Voilà. Parce qu'il peut bouger.
152:10
Même européen parce que je paye la boîtier tarif en Europe.
152:14
Alors même en Europe pour ceux qui nous écoutent au-delà de nos frontières. Alors là vraiment...
152:18
Je vais me proposer de la France quand même.
152:21
Bah écoutez en tout cas, si on a des numéros de téléphone pour vous, bien sûr qu'on vous les donne comme on le fait à chaque fois à Jean-Pierre.
152:27
Merci.
152:29
Valérie, je vous avais promis quelque chose, et j'ai tendance à tenir mes promesses, mais vous ne devez pas vous en souvenir. Je vous avais dit, la prochaine fois qu'on se parlera, je vous chanterai quelque chose.
152:43
Ah, alors moi j'adore les surprises.
152:45
Et donc on y est.
152:46
Alors je vous écoute, on vous écoute tous.
152:49
Je vais même me permettre de vous demander, j'ai 4 ou 5 chansons devant moi, Et vous allez pouvoir choisir celle que vous avez envie d'entendre.
152:58
Quel cadeau, alors ?
152:59
Alors, c'est « Dix qu'en reviendras-tu » de Barbara.
153:02
Oui.
153:03
Les passantes, Antoine Paul Brassens. Le baiser d'Alain Fouchon. Et Brel, quand on n'a que le livre.
153:14
Moi, c'est Brel.
153:16
C'est Brel ?
153:17
Moi, c'est Brel.
153:21
Alors, on y va, je pose mon téléphone. Oui.
153:25
Je prends ma guitare. Oh, même la guitare. Cadeau.
153:30
Grand cadeau, on a même la guitare. Et on vous écoute attentivement sur l'antenne d'Europe 1 ce soir, dans la libre antenne.
153:37
Pour Valérie, pour tous les auditeurs.
153:40
Voilà. Je vais chercher ma guitare qui n'est pas loin, mais il faut quand même que j'aille la chercher.
153:46
Alors, allez-y, allez-y Jean-Pierre. Allez-y.
153:50
Et donc, chers auditeurs, nous avons un numéro de téléphone pour Jean-Pierre. Le numéro... Alors, elle ne donne pas son nom, son prénom. Jean-Pierre, j'étais en train de dire qu'au 73921, 3 fois 75 centimes plus coût du SMS, on a un numéro de téléphone pour vous. Une femme de 65 ans qui est une femme atypique, qui aime rire, qui habite évreux.
154:13
Et qui est très humaine. Alors ça, c'est encore plus cadeau, vous voyez. Donc Nicolas vous donnera le contact, évidemment, hors antenne, après votre chanson que nous écoutons attentivement.
154:30
Quand on a que l'amour à offrir en partage au jour du grand voyage qui est notre grand amour Quand on a que l'amour, mon amour, toi et moi, pour qu'éclate de joie chaque heure et chaque jour. Quand on a que l'amour pour vivre nos promesses, sans nul autre vie chère que d'y croire toujours.
155:07
Quand on a que l'amour Pour meubler de merveille Et courir le soleil La laideur des faubourgs Quand on a que l'amour Pour unique raison Pour unique chanson Et unique secours Quand on a que l'amour Pour habiller matin
155:36
Pauvre des malandeurs, de manteaux de velours, quand on n'a que l'amour à offrir en prière.
155:47
Pour les mots de la terre En simple troubadou Quand on a que l'amour A offrir à ceux-là Dont l'unique combat Est de chercher le jour Quand on a que l'amour Pour tracer un chemin Et forcer le désert A chaque carrefour Quand on a que l'amour
156:16
Pour parler au canon C'est rien qu'une chanson Pour convaincre un tambour Alors sans avoir rien De la force d'aimer Nous aurons dans nos mains Amis, le monde entier
156:40
Bravo Jean-Pierre ! Bravo, bravo, bravo, bravo ! Et merci beaucoup, beaucoup de ce cadeau. Et nous avons Edwige qui laisse aussi son numéro de téléphone pour vous. Donc nous en avons au moins deux au 73921 et je vois que Nicolas est au téléphone donc vous allez en avoir un petit peu plus. Et j'espère vraiment de tout cœur. Vous allez être en famille pour les fêtes de fin d'année ? Oui, je vais être chez mes enfants.
157:06
D'accord, vous êtes chez vos enfants. Eh bien, j'espère que pour la nouvelle année, vous pourrez rencontrer des femmes rencontrées par la libre antenne. Et bien sûr, dans ces cas-là, je vous donne rendez-vous. On n'est jamais 203.
157:19
Pour une intervention sur l'antenne d'Europe 1, vous nous raconterez peut-être cette nouvelle histoire d'amour ou cette nouvelle histoire d'amitié. Et Yvette nous dit au 73921, justesse et belle voix, un grand bravo à Jean-Pierre.
157:32
Merci.
157:33
Donc, merci de ce cadeau de fin d'année pour nous tous. Moi, je vous souhaite vraiment le meilleur, Jean-Pierre, et je vous dis à très bientôt. Et réfléchissez quand même sur la thérapie. Oui, promis.
157:47
Promis, voilà. Vous êtes adorables.
157:50
Merci à vous, merci.
157:51
Et puis, je voulais le dire en préambule, et puis je l'ai pas fait, mais c'est pas bien. Je pense aussi à tous ces gens de la Libre Antenne, toute cette famille qui existe, Et tous les gens qui ne l'appellent jamais parce qu'ils sont peut-être trop malheureux, parce qu'ils n'arrivent pas à prendre... le téléphone, mais on ne les oublie pas.
158:13
Ils sont là et on pense à eux. C'est aussi pour eux qu'on fait cette émission. On a Claudie qui laisse son numéro. Déjà trois numéros. Et puis après, s'il y a des amitiés qui se créent, vous pouvez aussi élargir. Voilà. Parce que c'est important le lien dans ce monde.
158:29
C'est important.
158:30
Merci Jean-Pierre. Prenez bien soin de vous. A bientôt. Au revoir.
158:36
Merci de votre fidélité à l'antenne d'Europe 1 et à la libre antenne. On se retrouve lundi dès 22h15. D'ici là, prenez soin de vous, des autres et du monde.